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11 mars 2026Guerre au Moyen-Orient : face à la hausse des prix des carburants, Sébastien Lecornu réfute les mesures « démagogues et inutiles » comme la baisse de la TVA et attend des propositions
La volatilité des prix du pétrole inquiète le gouvernement face à la crise au Moyen-Orient. Sébastien Lecornu demande des mesures pour protéger les consommateurs, tandis que l’AIE préconise un déblocage massif des réserves stratégiques.
Sébastien Lecornu a demandé ce mercredi 11 mars en Conseil des ministres aux membres du gouvernement de lui faire des « propositions pour mieux protéger les consommateurs des fortes volatilités des prix » face à la flambée provoquée par la guerre au Moyen-Orient, selon des propos rapportés par son entourage. Ces propositions pourraient être faites « notamment en expertisant des mesures réglementaires de « plafonnement des marges » ou des « mécanismes permettant de lisser les hausses et les baisses des prix des carburants », a-t-il détaillé, d’après son entourage. Le gouvernement reste également prêt, « si la crise devait durer, à faire évoluer les dispositions déjà prises pour protéger les Français », a-t-il ajouté.
Le Premier ministre a également mis en garde contre des mesures « aussi démagogues qu’inutiles » pour contrer la hausse des prix des carburants, conséquence de la guerre au Moyen-Orient, comme la baisse de la TVA réclamée par le Rassemblement national. « Il faut […] ne pas céder aux mesures aussi démagogues qu’inutiles qui seraient non seulement inefficaces pour le prix à la pompe, mais aussi catastrophiques pour nos finances publiques. Ce que les Français finissent toujours par payer en impôts… L’échec du précédent de baisse de la TVA sur les carburants en Pologne en 2022 était pourtant édifiant », a-t-il dit, selon des propos rapportés par son entourage.
Le cours du pétrole repart à la hausse
Les cours du pétrole ont repris leur hausse ce mercredi, à nouveau portés par la guerre au Moyen-Orient, qui paralyse le détroit d’Ormuz, voie de transport cruciale pour les hydrocarbures à proximité de laquelle trois navires ont encore été frappés. Après avoir reculé mardi dans la foulée des propos jugés rassurants de Donald Trump et la perspective d’un déblocage des réserves stratégiques de brut de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), le prix du baril de Brent de la mer du Nord remontait de 5,05 % vers 09H40 GMT (10H40 à Paris), à 92,23 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, gagnait 5,91 %, à 88,38 dollars.
Déblocage des réserves stratégiques
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) recommande à ses pays membres de puiser dans leurs réserves stratégiques à un niveau encore jamais atteint afin de contenir la hausse des prix du pétrole provoquée par le conflit au Moyen-Orient. Le volume total pourrait s’établir à 400 millions de barils de brut. Plus de 100 millions seraient « libérés » dès le premier mois, selon les recommandations de l’AIE.
D’après la ministre espagnole de l’Energie, Sara Aagesen, le volume total du déblocage préconisé par l’AIE, qui compte une trentaine de pays membres, représente plus du double de celui qui a été décidé en 2022 lors de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par l’armée russe. A l’époque, les membres de l’AIE avaient débloqué 182 millions de barils en deux étapes (62,7 millions en mars 2022, 120 millions en avril 2022).
Le G7 qui se tient également ce mercredi évoquera « sans doute » la question des stocks stratégiques de pétrole, a indiqué le ministre français de l’Economie Roland Lescure. Emmanuel Macron doit présider dans l’après-midi une réunion des chefs d’Etat et de gouvernement du G7, dont la France assure la présidence cette année.

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