
Le procès pour trafic sexuel de P. Diddy rentre dans le vif du sujet
11 mars 2026
Zelensky accuse la Russie de violer le cessez-le-feu qu’elle a annoncé
11 mars 2026« Il faut savoir s’adapter » : Renault mise sur l’électrique et l’hybride pour 2030 et veut accélérer à l’international
D’ici quatre ans, Renault veut se concentrer en Europe uniquement sur les modèles électriques ou hybrides. Au-delà du Vieux continent, la marque au losange mise sur d’autres marchés, à commencer par l’Inde.
Publié
Temps de lecture : 4min
Après Renaulution, voilà futuREady. Le nouveau plan stratégique de Renault, pour la période 2026-2030, présenté officiellement mardi 10 mars au Technocentre de Guyancourt, dans les Yvelines, berceau de la recherche et du développement du constructeur automobile français.
Parmi les principales annonces, il y a celle de vendre uniquement des modèles « électrifiés » en Europe en 2030. Officiellement, ce n’est pas un coup de frein sur l’électrique, même si Renault abandonne en fait l’objectif fixé dans Renaulution – son précédent plan stratégique – de commercialiser uniquement des modèles 100% électriques en Europe en 2030.
Des modèles hybrides qui représentent aujourd’hui environ la moitié des ventes totales de voitures neuves en France resteront donc au catalogue. Ce changement ne remet pas en cause la montée en puissance de l’électrique à terme. Désormais, la stratégie est d’éviter une bascule trop brutale, résume Fabrice Cambolive, directeur général de la marque Renault : « Dans l’environnement actuel, on a besoin de véhicules qui consomment moins ou qui ne consomment pas du tout. On y répond avec l’hybride et l’électrique. On a fixé 50-50 parce qu’on se donne le choix d’avoir un peu plus ou un peu moins en fonction de l’environnement. »
« Ce qui est essentiel, c’est de ne pas revoir à la hausse ou la baisse, c’est de savoir s’adapter. »
Fabrice Cambolive, directeur général de la marque Renaultà franceinfo
Il faut s’adapter aussi à la concurrence, notamment chinoise, ce sera l’un des grands objectifs de Renault au cours des prochaines années. Les dirigeants misent notamment sur une toute nouvelle plateforme industrielle, à partir de laquelle sortiront les futurs Renault de catégorie dite familiale, remplaçante de l’actuelle Mégane. Au programme, il y aura une autonomie de 750 kilomètres, une recharge de la batterie en dix minutes et surtout la réduction des coûts de production permettant de baisser le prix de vente au client de 40%.
Une performance permise aussi en partie par le recours à des robots humanoïdes sur les chaînes de production. Le premier, Calvin, est déjà testé depuis l’été dernier à l’usine de Flans. Mais aussi par une capacité à concevoir et lancer beaucoup plus vite de nouveaux modèles, en seulement deux ans. « Moi je dis souvent que c’est un défi humain, explique François Provost, le directeur général du groupe Renault, qui inclut aussi Dacia et Alpine. On a des milliers d’ingénieurs qui travaillent super bien mais qui ont été habitués pendant des dizaines d’années à faire des voitures en cinq ans et maintenant il faut les faire en deux ans. Donc c’est un complet changement de méthode de travail d’état d’esprit. C’est aussi pour ça que même pas un mois après ma nomination j’ai souhaité réorganiser l’ingénierie pour réunifier l’ingénierie et faire face à ce défi. »
De quoi permettre d’annoncer 36 nouveaux modèles à venir dont 22 pour l’Europe d’ici quatre ans. Quant à la production, pour les voitures électriques, elle se fera bien toujours en Europe jure François Provost, sous-entendu plus uniquement en France. Et c’est déjà le cas d’ailleurs avec la nouvelle Twingo, produite en Slovénie, dont les premiers exemplaires arrivent ces prochaines semaines dans les concessions.
Comme un symbole, la seule nouveauté présentée mardi par la marque Renault est le Bridger, une sorte de mini-SUV très compact aux formes carrées, qui sera fabriqué en Inde et destiné en priorité au marché indien. À l’image de la Renault Filante, un mélange de SUV et de berline haut de gamme de près de cinq mètres de long, uniquement réservé pour l’instant à la Corée du Sud, où Renault est présent depuis plus de vingt ans.
Le modèle sera ensuite exporté en Amérique latine et dans le Golfe, mais pas en France. Renault vise en fait 50% de ses ventes hors d’Europe en 2030, volume de deux millions de ventes au lieu de 1,6 million aujourd’hui, avec des modèles dont certains resteront essence, voire diesel selon les pays, contrairement à l’Europe.

9999999/2026/03/10/000-a2mj2nq-69b04b802d3d9717999365.jpg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
/2026/03/10/video-19-69b0330d6097d989927029.jpg?w=960&resize=960,750&ssl=1)