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11 mars 2026Industrie pétrolière, défense, secteur aérien… Quels sont, en France, les perdants et les gagnants de la guerre au Moyen-Orient ?
Le conflit en Iran profite à la défense, au pétrole et au nucléaire, dopant les ventes d’armes et les actions des grands groupes français. À l’inverse, l’industrie énergivore, le transport aérien et le tourisme subissent les hausses de prix et voient leurs marges se réduire.
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Ces 12 jours de conflits en Iran ne sont pas neutres pour l’économie française. Certains secteurs tirent leur épingle du jeu. C’est le cas de la défense. La France est le deuxième vendeur d’armes au monde, et ce conflit promet de doper encore ses ventes. Rien qu’au Moyen-Orient, les pays vont vouloir se protéger, et avec certains, la France a déjà passé des contrats. Souvenez-vous : il y a cinq ans, les Émirats avaient passé une énorme commande de Rafale à Dassault. Le premier doit être livré d’ici à la fin de cette année 2026. Cette crise dope les actions de Thales et Safran.
Les producteurs de pétrole et raffineurs de pétrole, de gaz et d’hydrocarbures sont aussi de grands bénéficiaires du conflit. TotalEnergies a vu son action augmenter ces derniers jours, Engie également. De plus, le sommet du nucléaire, mardi 10 mars, à Paris était aussi l’occasion de vanter notre industrie nucléaire et notre capacité à construire des centrales. Face au chantage de l’or noir dicté par la guerre, l’électricité nucléaire peut apparaître comme une alternative : une énergie bas carbone, souveraine, de quoi donner envie à des pays de se doter de réacteurs et créer des opportunités pour EDF d’exporter son savoir-faire.
Cette guerre pénalise surtout les industries qui consomment beaucoup d’énergie, comme la chimie, la plasturgie ou les aciéries. Néanmoins, comme la France est surtout un pays de services, les industries pâtissent moins de la situation actuelle que celles installées en Allemagne ou l’Italie. Reste que le transport souffre. La hausse des prix du carburant se traduit par des marges directes en moins. L’aérien aussi est touché. Une augmentation de 10% du prix du kérosène représente, pour Air France, un surcoût annuel de plus de 500 millions d’euros, ce qui devrait se répercuter sur le prix des billets.
Le tourisme accuse également le coup. Le Moyen-Orient est une plaque tournante pour les voyageurs asiatiques qui viennent en France. S’ils sont moins nombreux à venir, ce sera un manque à gagner pour nos restaurateurs et notre industrie du luxe. Cette guerre peut aussi rebattre les cartes. Les touristes pourraient se détourner, au moins à court terme, de destinations comme Dubaï, Oman ou les Émirats, et se reporter, pourquoi pas, vers la Méditerranée et l’Europe. Certains voyagistes enregistrent déjà des reports vers le Maroc, la Grèce, l’Espagne, mais aussi le sud de la France.

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