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Les prix du carburant qui ont explosé menacent la santé financière des transporteurs et de nombreux professionnels dépendant de l’essence. Sur RMC, deux d’entre eux dénoncent des prix délirants, décorrélés de la réalité de la situation.
Une amélioration qui se fait attendre. Le prix du baril de pétrole est en baisse, autour de 90 dollars après avoir chatouillé les 120 dollars au début de la guerre au Moyen-Orient. Une baisse bienvenue mais qui se fait toujours attendre à la pompe où les prix explosent vite mais prennent du temps pour redescendre.
Résultat sur la route, c’est la soupe à la grimace pour les automobilistes et les professionnels. C’est le cas de Thierry, 61 ans, PDG d’une entreprise de transports qui a cinq véhicules qui « roulent toute la journée ».
« J’ai du GNR pour les pelleteuses et du gasoil pour les camions. J’ai une citerne de 2.000 litres et après mes gars font le plein, c’est simple et efficace », raconte-t-il ce mercredi 11 mars 2026 sur RMC Story.
« On m’a livré plus cher que la station d’à côté »
« Le lundi 2 mars, j’ai commandé du gasoil pour remplir ma cuve mais je n’ai pas été livré parce qu’il y a toujours un délai. Du 2 au 6 mars j’ai vu l’évolution du prix à la station d’à côté. Et quand on m’a livré vendredi dernier, on m’a livré à 2,10€ plus cher que la station d’à côté! », se désespère-t-il.
« Le commercial de l’entreprise m’a dit qu’il ne pouvait rien faire de mieux. J’ai recommandé en demandant un avoir ou un geste commercial et je vais envoyer un courrier à la préfecture et la DGCCRF parce que ce n’est pas possible », menace Thierry sur RMC.
« Moi je m’amortis sur la production et les chantiers mais les gens qui ne font que rouler, les taxis, les camionneurs, ils vont crever. J’ai 61 ans, je fais tout pour mon entreprise et mes salariés mais tous les jours, j’ai envie d’arrêter », ajoute-t-il. « On a eu le sketch de TotalEnergies et les prix de l’électricité, c’est infernal. Nos politiques ne se rendent pas compte que tous les petits vont couler », poursuit Thierry.
Le ministre de l’Economie sans solution pour l’instant
C’est justement le cas de Renaud, transporteur en Gironde de 53 ans: « J’ai une petite entreprise de transports, j’ai 12 camions qui font les tournées des pharmacies en faisant 500 km par jour chacun », explique-t-il. « Ce matin le gasoil est 2,17€ » alors que le prix du baril de pétrole a baissé après avoir atteint des sommets. « A la fin du mois, ça me fait un manque à gagner de 7.200€, c’est quasiment la marge que je peux faire tous les mois », prévient-il.
Invité de RMC-BFMTV, le ministre de l’Economie Roland Lescure a invité des entrepreneurs à serrer les dents: « Ça va être difficile dans les jours qui viennent. C’est un mauvais moment à passer », espérant que la situation internationale et le prix du pétrole se calment au plus vite pour un retour à la normale.

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