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Guerre au Moyen-Orient : quelles sont les positions des partis politiques sur l’implication de la France ou les conséquences du conflit ?
11 mars 2026BNP PARIBAS ISSUANCE B.V.
11 mars 2026Les prix des carburants vont baisser « dans les deux jours » promet Michel-Édouard Leclerc
ALAIN JOCARD / AFP
Photo d’illustration. Une goutte d’essence tombe du pistolet d’une pompe à essence dans une station-service à Vélizy-Villacoublay, près de Paris, le 9 mars 2026.
Ne pas se précipiter, si vous pouvez. Alors que les prix à la pompe augmentent en raison de la guerre au Moyen-Orient et de la variation du prix du baril, le patron des magasins Leclerc a annoncé ce mercredi 11 mars une baisse des tarifs à venir. Selon Michel-Édouard Leclerc, le prix du carburant va ainsi baisser de 30 centimes dans ses stations et celles de Système U d’ici vendredi.
Cette baisse aura aussi lieu « probablement dans les Intermarché et les Carrefour », a-t-il précisé sur franceinfo, expliquant que cela est dû d’une part à des négociations avec les raffineurs, et d’autre part à une baisse des cours du pétrole, entamée mardi après des jours de hausse.
« Sur les deux jours qui viennent, au fur et à mesure que les stations seront réapprovisionnées, on va avoir une fois 0,23 euro de baisse, puis encore 0,07 euro de baisse, soit à peu près 0,30 euro de baisse par litre », a détaillé Michel-Édouard Leclerc. La baisse va concerner tous les carburants mais « le gazole en particulier ».
Le prix du carburant risque toutefois d’encore « faire du yoyo » en fonction des soubresauts géopolitiques, a-t-il précisé, alors que la guerre se poursuit au Moyen-Orient. « Si le conflit dure, il faudra des mesures de soutien pour les automobilistes plus modestes », a plaidé le dirigeant.
« Mieux protéger les consommateurs »
Le sujet a été mis sur la table ce mercredi en conseil des ministres. Sébastien Lecornu a ainsi demandé aux membres du gouvernement de lui faire des « propositions pour mieux protéger les consommateurs des fortes volatilités des prix » des carburants, selon des propos rapportés par son entourage.
Ces propositions pourraient être faites « notamment en expertisant des mesures réglementaires de “plafonnement des marges” ou des “mécanismes permettant de lisser les hausses et les baisses des prix des carburants” », a détaillé le Premier ministre, d’après la même source. Et « si la crise devait durer », le gouvernement se dit « prêt à faire évoluer les dispositions déjà prises pour protéger les Français ».
Sébastien Lecornu a aussi mis en garde contre des mesures « aussi démagogues qu’inutiles » pour contrer la hausse des prix de l’énergie comme la baisse de la TVA réclamée par le Rassemblement national. « L’échec du précédent de baisse de la TVA sur les carburants en Pologne en 2022 était pourtant édifiant », a-t-il déclaré.
Les contrôles vont se poursuivre dans les stations-service
Pour éviter des hausses « abusives » des prix des carburants, Sébastien Lecornu avait lancé un « plan exceptionnel de 500 contrôles » des stations-service entre lundi et mercredi, et ces derniers « vont se poursuivre », selon des propos du Premier ministre rapportés par son entourage mercredi.
En outre, les distributeurs de carburant seront à nouveau réunis ce jeudi par le ministre de l’Économie Roland Lescure, qui compte leur demander de « corriger les anomalies » dans les prix quand il y en a. « Je souhaite aussi qu’ils me fassent des propositions », a aussi déclaré Roland Lescure, soulignant qu’« il y a eu dans le passé des distributeurs qui se sont engagés dans des campagnes à prix coûtant, dans des campagnes de plafonnement ».
Enfin, Sébastien Lecornu a souligné en Conseil des ministres que l’urgence restait « d’agir à la racine de la crise en soutenant les initiatives internationales visant à sécuriser les approvisionnements, notamment la réouverture du détroit d’Ormuz », voie de transport cruciale pour les hydrocarbures, et « l’utilisation coordonnée des stocks stratégiques au niveau international ».
« Notre diplomatie est déployée en ce sens sous l’autorité du chef de l’État. Des décisions sont à venir », précise-t-il. Les cours du pétrole ont repris leur hausse mercredi, à nouveau portés par la guerre au Moyen-Orient qui paralyse le détroit d’Ormuz, à proximité duquel trois navires ont encore été frappés.

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