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11 mars 2026
L’enjeu, c’est le pouvoir d’achat
11 mars 2026Municipales 2026 à Agde : capables du meilleur comme du pire, de Leroy-Beaulieu à Gaubert, les scores des candidats passés au crible
On a mis le nez dans les archives et retrouvé les chiffres marquants des élections municipales, depuis les années 80. Petit retour en arrière à quatre jours du 1er tour des élections de 2026.
Les archives ne mentent jamais. Et si nous avons bénéficié d’une aide précieuse pour remonter le temps et surtout, retrouver les documents d’époque, force est de constater qu’un retour dans le passé est toujours bénéfique pour éclairer la situation actuelle, qui plus est politique.
Les chiffres ne mentent pas
Car à l’aube des élections municipales de 2026, il faut rappeler que jamais nous n’avons eu autant de candidats sur la ligne de départ. Sept précisément, ce qui dénote un intérêt certain pour la fonction de maire, plus de 18 mois après le séisme judiciaire – les investigations sont toujours en cours – de l’affaire de Gilles d’Ettore, l’ancien maire d’Agde et de la voyante, épisode qui a aussi suscité quelques “vocations” opportunes de dernière minute.
Se plonger dans les résultats du passé, c’est quelque part mettre en relief des périodes politiques totalement différentes, comparer des hommes et des femmes du passé avec ceux d’aujourd’hui. Bref, c’est un peu casse-gueule, mais les chiffres non plus, ne mentent pas.
Quand Leroy-Beaulieu fait “péter” les scores
Il fut maire d’Agde de 1971 à 1989 : pour beaucoup, Pierre Leroy-Beaulieu, décédé en 2006, mais l’un des plus grands maires de la ville. Nous ne sommes pas là pour en débattre, mais pour confirmer que dans les urnes, il est celui qui a réalisé le plus joli score au 2e tour d’une élection municipale. Nous étions en 1983 et à la tête d’une liste dans laquelle figuraient plusieurs figures d’Agde – Lucie Mathieu, Laurent Antoine, Guy Tourreau, Raymond d’Ettore –, “PLB” avait obtenu 57,29 % des voix, loin devant le communiste Claude Rouquairol, résultat qui l’avait propulsé vers son troisième et ultime mandat.
En 2020, lors d’une élection fortement perturbée par la pandémie de covid-19, Gilles d’Ettore s’en était rapproché, ralliant 55,08 % des suffrages, contre 35,10 % pour Thierry Nadal et 9,80 % pour Jean-Louis Cousin. Un quatrième mandat pour Gilles d’Ettore, qui s’est achevé prématurément, en juin 2024, dans les circonstances que l’on sait.
Gaubert, Ignatoff… les mauvais élèves !
Bon, on est quasiment certain que notre téléphone va chauffer à la parution de cet article, mais ça n’est pas faire injure aux intéressés que de rappeler qu’une élection municipale, malgré tout l’engagement que l’on peut y mettre, peut se révéler très ingrate. Prenez Thierry Gaubert. Inconnu à Agde, il s’était présenté en 2020 à la tête d’une liste citoyenne néanmoins marquée à gauche, Agde en commun. Résultat : 1,50 %, le pire de l’Histoire à Agde, pour celui que l’on retrouvera dimanche sur la liste d’Arthur Labatut.
On ne vous cache rien : lors de ses visites à Agde, on aime beaucoup discuter avec Charles Ignatoff. Cultivé, chose de plus en plus rare en politique, l’ancien responsable local du RPR s’était présenté une première fois en 1995, face à Régis Passerieux, réélu cette année-là. Il avait obtenu autour de 20 % des votes, puis 16 % en 2001… et 6,22 % l’année suivante, lorsque l’on avait revoté. Enfin, en 2008, au crépuscule de son engagement agathois, il avait totalisé 1,67 % des voix. Pour compléter le podium, citons Jacques Delhay qui, en 2002, avait réalisé 1,76 %. Le “record” sera-t-il battu ce dimanche ? Les paris sont ouverts.
Le plus petit écart au second tour, c’était en 1989
On a aussi cherché quel était le plus petit écart de voix constaté au second tour de l’élection municipale depuis les années 80. Là encore, il faut remonter à 1989 et la première élection du maire socialiste Régis Passerieux, qui avait totalisé 51,05 % des voix face à Pierre Leroy-Beaulieu, crédité de 48,95 %. Quelques centaines de bulletins d’écart, qui ont mis fin au règne de “PLB”.

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