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11 mars 2026Municipales 2026 à Marguerittes : Stéphane Guillemin défend « un mandat d’embellissement » de la commune
Seul opposant au maire sortant Rémi Nicolas lors des municipales, l’avocat Stéphane Guillemin conduit sa liste Marguerittes le mérite. Urbanisation, sécurité, grands projets municipaux : il détaille sa vision pour la commune.
Face au maire sortant, Rémi Nicolas, Stéphane Guillemin veut incarner une alternative politique à Marguerittes. L’élu d’opposition critique le bilan du mandat écoulé et avance plusieurs priorités, du cadre de vie à la sécurité.
Lors de votre réunion publique, qui s’est tenue le 30 janvier, vous avez affirmé que « Marguerittes a perdu six ans ». Pourquoi ?
Parce que les projets essentiels pour les habitants ont été laissés de côté. La piscine municipale est fermée depuis six ans, le gymnase est devenu trop petit pour les clubs sportifs et la place du village se dégrade. Dans un même temps, la municipalité s’est concentrée sur des dossiers lourds comme le Village des Solidarités, estimé à 7 millions d’euros, ou la ferme photovoltaïque du Montrodier. Ce sont des projets chronophages et coûteux, qui ne répondent pas aux attentes prioritaires des habitants.
Vous vous êtes justement opposé à certains de ces projets, comme le Village des Solidarités ou la ferme photovoltaïque. Pourquoi ?
Le Village des Solidarités n’apportera pas de services nouveaux puisque les dispositifs existent déjà. Il ne ferait que les regrouper. En plus, il devrait être construit sur la Plaine de Peyrouse, une zone sensible pour la ressource en eau. Concernant la ferme photovoltaïque, elle couvrirait environ 12 hectares de garrigue avec un impact sur des espèces protégées.
Contre une urbanisation excessive
L’urbanisation est le point central de désaccord avec le maire sortant. Quelle est votre position ?
Notre divergence principale est l’adhésion au dispositif de Zéro artificialisation nette (ZAN). Ce mécanisme encourage la densification, ce qui peut conduire à remplacer des maisons individuelles par des immeubles. Je ne veux pas que Marguerittes devienne une ville verticale. Nous défendons un modèle pavillonnaire. Nous voulons rester une Marguerittes authentique.
Vous avez également évoqué la question du logement social. Que proposez-vous ?
Aujourd’hui, Marguerittes compte environ 350 logements sociaux, alors que la loi SRU en exigerait près de 1 000. Je pense que cet objectif est irréaliste pour une commune de notre taille. Nous continuerons à construire, notamment autour de la gare, mais sans atteindre ces volumes. Je ne souhaite pas qu’il y ait 650 logements sociaux supplémentaires. Donc on paiera l’amende de 250 000 euros annuelle.
Vous êtes membre de mouvements politiques nationaux comme Identité-Libertés, le parti de Marion Maréchal Le Pen. Quelle influence cela a-t-il sur votre projet municipal ?
Mon engagement se retrouve dans certaines priorités de mon programme, notamment sur la sécurité, quand je souhaite augmenter l’effectif de la police municipale qui est de six agents aujourd’hui. Il y a également le soutien à l’économique locale ou la valorisation des traditions. Mais pour ces municipales, je conduis une liste divers droite. Mon objectif est avant tout d’agir concrètement pour Marguerittes.
Si vous êtes élu, quelles seront vos premières décisions ?
Je commencerai par faire un état des finances de la commune. Ensuite, nous engagerons rapidement deux investissements majeurs : la rénovation de la piscine, avec l’idée d’un parc aquatique, et la réhabilitation du cœur de village. Nous lancerons aussi la révision du Plan local d’urbanisme pour sortir de la logique actuelle et préserver le modèle de développement que nous défendons pour Marguerittes.

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