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11 mars 2026Municipales 2026. La sécurité et la tranquillité publique, enjeux majeurs pour Narbonne lors du débat entre les candidats
Le débat sur la sécurité, révélateur des sensibilités politiques, a oscillé entre renforcement de l’arsenal répressif et accent mis sur la prévention, l’éducation, le travail social et la lutte contre les inégalités.
Nulle surprise en termes de sécurité, Reconquête prône la fermeté. Alain Peyre assure que « les Narbonnais se sentent dépossédés de leur ville du point de vue de la sécurité », et veut recruter 5 policiers municipaux depuis dans les quartiers sensibles, et augmenter le nombre de caméras. Alain Peyre pointe du doigt les rues sombres, et mise sur le dispositif des réverbères intelligents anti-agression. Il estime que le maire doit travailler plus étroitement avec la justice.
Le maire sortant décline ses propositions sur le thème répressif. Bertrand Malquier préfère rappeler que le nombre de policiers municipaux est passé de 28 policiers en 2014 à 47 en 2020 et 62 actuellement, avec deux policiers liés à la brigade de l’environnement : « 100 personnes travaillent autour du pôle tranquillité et sécurité publique« . Il envisage de recruter huit policiers municipaux complémentaires, notamment pour Narbonne-Plage, de renforcer les brigades de proximité de jour et de nuit, et de « porter ainsi à 70 les effectifs qu’ils ont déjà au-dessus des ratios traditionnels ». En matière de caméra, de 31 caméras en 2014, Narbonne s’est dotée de 147 caméras. Il souligne la présence, en tant que colistière de « Sylvie Duez : ancienne magistrate, elle est connue pour son côté répressif, et sera en charge de la sécurité pour apporter une plus-value à la politique sécuritaire de la ville ». Bertrand Malquier a noté que face à la problématique nationale, « l’arsenal législatif était insuffisant ».
Travailler au cœur des quartiers et revenir à la médiation
La France Insoumise ne freine pas à l’idée de recruter, « à condition que les policiers soient formés à la médiation afin de développer la prévention dans les quartiers » indique Jean-Luc Maury. Réfutant l’efficacité des caméras, il encourage ce type d’investissement pour des policiers municipaux à Saint-Jean Saint-Pierre et à Razimbaud. Il crée des brigades de proximité à l’écoute des habitants dans les autres quartiers, comme Horte-Neuve et Bourg et souhaite embaucher des éducateurs : « Il faut s’occuper des jeunes, créer des animations, et rénover les terrains de sport et les gymnases ».
Nicolas Sainte-Cluque, souligne que les missions des policiers municipaux et nationaux ne sont pas les mêmes, propose plus de policiers nationaux, profitant de dispositifs de l’État « comme celui de Quartier de reconquête républicaine, ce qui permet d’avoir 15 à 30 policiers nationaux en plus ; Ils pourront notamment se charger des trafics de drogue. Et sans que ça coûte un euro » détaille la tête de liste de Narbonne en Grand. Il entend redéployer la police municipale dans les quartiers et remettre des médiateurs formés dans les quartiers, regrettant qu’ils aient été « supprimés ». Il est important pour lui, afin de mieux cibler les enjeux de tranquillité publique, de créer un Conseil Communal de Sécurité.
Laurent Fabas, lui, élargit le débat, et envisage la tranquillité dans une réflexion globale, incluant la mobilité et le logement, ce qui impose de « remettre de l’humain dans l’ensemble du territoire urbain ». Il déplore : « Pour des raisons d’urbanisme, on se retrouve avec des espaces vides qui génèrent des problématiques. Il faut faire en sorte que la ville soit vivante ». Pour cela, il encourage la mise en place de médiateurs, d’éducateurs, et d’aides-ménagères qui veillent sur les habitants. Le tout grâce à des dispositifs comme celui du « Territoire zéro chômeur de longue durée ».

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