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11 mars 2026« On va être obligés d’arrêter les bateaux » : les pêcheurs français en appellent au gouvernement pour faire face à la hausse du prix du carburant
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz, le prix de gasoil marin a pratiquement doublé.
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Les pêcheurs demandent de l’aide pour faire face à la flambée du prix du carburant. Comme tant d’autres, ce secteur souffre des conséquences de la guerre au Moyen-Orient et du blocage du détroit d’Ormuz. Le prix du gasoil marin, c’est-à-dire dépourvu de taxe comme le gasoil non routier, a pratiquement doublé depuis dix jours et le début de la crise. Les pêcheurs travaillent en ce moment à perte.
Le capitaine du Marilude et son équipage sont sortis en mer. Ludovic Leroux a fait le plein de son navire au port de La Turballe, en Loire-Atlantique, juste avant la guerre. Il a payé 60 centimes le litre de gasoil marin. De quoi rentrer dans ses frais mais, depuis, le prix a flambé : il est affiché à quasiment un euro.
« Il y a beaucoup d’inquiétudes, si on reste avec des prix à un euro, on va être obligés d’arrêter les bateaux », regrette Ludovic Leroux. Car il ne peut pas répercuter la hausse du prix du carburant sur le prix du poisson fixé par le marché : « On est un peu comme les agriculteurs, on est au début de la chaîne, on n’a pas la maîtrise du prix du poisson. »
« Si on consomme plus de gasoil que ce qu’on gagne, ça ne sert à rien d’aller en mer. »
Ludovic Lerouxà franceinfo
Si les pêcheurs ne sortent plus, c’est tout un secteur qui risque de s’arrêter. C’est pourquoi Jérôme Jourdain, secrétaire général de l’Union des armateurs de pêche, qui représente la majorité des débarquements de poissons en France, demande de l’aide aux pouvoirs publics : « Comme ce qui avait été fait dans le cadre de la crise en Ukraine, pour permettre aux entreprises de pouvoir assurer leur activité, quand on sait qu’aujourd’hui, 70% des produits de la pêche proviennent de l’importation. » En 2022, les prix étaient similaires à ceux d’aujourd’hui et l’Etat avait accordé une ristourne de 35 centimes par litre de carburant marin.

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