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11 mars 2026Pour tenter d’endiguer la hausse du prix des carburants, 400 millions de barils de pétrole débloqués dans le monde
L’idée faisait son chemin à mesure que les prix augmentaient dans les stations service depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Pourquoi ne pas aller piocher dans les réserves stratégiques de pétrole afin d’augmenter l’offre pour tenter de faire baisser les cours ? L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a finalement approuvé l’idée, mercredi 11 mars. Une décision à l’unanimité des 32 pays membres, dont font partie notamment la France et les États-Unis. En tout, 400 millions de barils de pétrole vont être mis sur le marché, dont 14,5 millions rien qu’en France, selon Emmanuel Macron. Des proportions jamais atteintes jusque là.
Cette décision peut faire évoluer à la baisse les cours mondiaux du pétrole ou en tout cas contribuer à les stabiliser a minima. C’est principalement un signal envoyé aux marchés pour dire que le risque de pénurie est écarté et que du pétrole moins cher est en circulation dans le monde pour au moins 20 jours. Une tentative de détendre l’atmosphère, mais très concrètement, en France, pas sûr que ces réserves soient utiles ou injectées dans les tuyaux immédiatement, puisqu’il n’y a pas de pénurie chez nous à ce stade, contrairement à ce qui se passe au Japon par exemple. Ces stocks stratégiques sont répartis sur une centaine de cuves au total un peu partout sur le territoire.
Distributeurs et raffineurs accusés d’augmenter leurs marges
Dans le calcul du prix à la pompe, il y a le cours du pétrole, mais aussi les marges des raffineurs et des distributeurs qui ont été critiqués lourdement ces derniers jours. Certains se demandent s’il y a eu, ces derniers jours, des spéculations ou des abus sur cette composante des prix. Sur le gasoil, les associations de consommateurs pointent un bond soudain et inhabituel d’une dizaine de centimes de la marge notamment des raffineurs. « La marge brute de raffinage était à 12,7 en février 2026 et le 6 mars, elle a doublé », note Ibtissam Mozher, économiste à l’association de consommateurs CLCV. « Chaque centime supplémentaire, que ce soit dans le raffinage ou dans la distribution, contribue de toutes et manières à augmenter le prix final payé par les consommateurs », affirme-t-elle.
Les raffineurs, eux, réfutent tout enrichissement sur la crise. À Bercy, les ministres leur demanderont en tout cas des éclaircissements jeudi matin. Le ministère de l’Économie planche sur des mesures, comme un plafonnement des marges ou un lissage des prix pour éviter les à-coups avec un impératif, répète-t-on, que ces mesures soient « neutres sur les finances publiques ».

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