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11 mars 2026
BFM Bourse – Mercredi 11 mars
11 mars 2026Mais où est donc passé le logo Reconquête sur les affiches de la candidate Sarah Knafo à Paris ? Vous nous avez posé la question par mail, alors on vous répond. On a bien sûr d’abord posé la question à la principale concernée, qui a répondu au HuffPost avoir à ses côtés des gens « qui ne veulent pas faire de la politique, ni intégrer un parti mais seulement participer au redressement de la capitale ».
Sarah Knafo est pourtant bien la candidate du parti d’extrême droite Reconquête, dirigé par Éric Zemmour, ce qu’elle tente de faire oublier à travers une communication dépolitisée, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article.
Derrière la campagne colorée, le programme de l’extrême droite
Elle n’est pas la seule candidate d’extrême droite à gommer toute appartenance partisane. C’est aussi le cas de Laure Lavalette, candidate à Toulon, et bien positionnée dans les sondages. Celle qui est pourtant députée du Rassemblement national, et porte-parole du parti à la flamme, fait le choix de ne pas afficher le logo du parti, au profit d’un soleil jaune sur fond bleu.
Mais l’objectif des deux candidates et de tous ceux qui choisissent la même stratégie, c’est avant tout de dépolitiser leur campagne, de faire oublier leur ancrage partisan, et se normaliser pour mieux rassembler.
Derrière les affiches colorées et les vidéos « feel good » de Sarah Knafo se cache donc bien un programme d’extrême droite, avec par exemple la suppression des programmes municipaux d’accueil des migrants ou le retour en force de la circulation automobile dans la capitale.
Le souvenir de l’ère Le Chevallier à Toulon
À Toulon, si l’appartenance partisane est mise sous le tapis c’est aussi parce qu’elle a pu laisser un très mauvais souvenir. C’est ici, en 1995, que le Front national conquiert sa première ville de plus de 100 000 habitants avec l’élection de Jean-Marie Le Chevallier. Un mandat catastrophique marqué par la volonté d’appliquer systématiquement « la préférence nationale », un endettement accru de la ville, et une multitude de scandales qui se soldent notamment par la condamnation de Jean-Marie Le Chevallier pour détournement de fonds publics et complicité d’abus de confiance. Difficile, 20 ans plus tard, de vouloir y raviver la flamme du parti lepéniste.

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