
Malgré les frappes, des écoles rouvrent au Liban
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11 mars 2026L’article de la semaine
Pourquoi cet article
Le 28 février, l’ayatollah Ali Khamenei a été tué lors de frappes menées par l’aviation israélienne avec le soutien de l’armée américaine. Pour de nombreux analystes, la mort du guide suprême iranien est un tournant historique, même si elle ne signifie pas nécessairement la fin du régime.
Cet article de The Atlantic revient sur le rôle de Khamenei au sein de cette théocratie vieille de près de cinquante ans, un sujet étudié en première dans le thème “États et religions”.
S’il ne fallait retenir qu’une citation
“Khamenei s’est retrouvé confronté au paradoxe auquel tout héritier d’une révolution doit faire face : la révolution dont il continuait d’entretenir la flamme était conçue pour un monde qui n’existait plus.”
Spécialiste de l’Iran, Karim Sadjadpour, l’auteur de cet article, souligne qu’Ali Khamenei s’est accroché au pouvoir jusqu’au bout, et que la plupart de ses décisions ont été guidées par la peur de perdre ce pouvoir et de voir la République islamique, fondée en 1979 par Ruhollah Khomeyni, s’effondrer.
Il faut rappeler qu’en 1979 l’Iran est devenue une théocratie sous le nom de “République islamique”. L’originalité de cette théocratie est que, sous un vernis républicain (une assemblée et un président élu), le pouvoir est aux mains du guide suprême et des religieux.
Dès l’origine, le régime a désigné deux ennemis mortels à abattre, les États-Unis, qualifiés de “Grand Satan”, et Israël, le “Petit Satan”. Et le régime a imposé au peuple iranien les principes d’un islam rigoriste, à l’instar de l’obligation du port du hidjab (le voile islamique) pour les femmes sous peine de lourdes sanctions.
Après la mort de Khomeyni, en 1989, son successeur, Ali Khamenei, s’est donné pour mission de maintenir l’Iran dans cette “bulle”, sans tenir compte des évolutions et des aspirations de la société iranienne. Il a ainsi systématiquement écarté ceux qui prônaient une ouverture à l’Occident ou des réformes sociétales.
Pour maintenir cette “insularité”, Khamenei s’est appuyé sur le corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), les pasdarans, dont nous vous présentions le fonctionnement dans une précédente newsletter. Et il a fait réprimer dans la plus grande violence les mouvements sociaux, comme le mouvement Femme, vie, liberté, en 2022, ou les grandes manifestations de janvier.
Au bout du compte, celui qui proclamait “Mort à l’Amérique” et “Mort à Israël” a succombé sous leurs coups, souligne ironiquement Karim Sadjadpour.
Pour aller plus loin
Pour mieux comprendre la portée de la mort d’Ali Khamenei, nous vous proposons les liens suivants :
Et ce qu’il ne fallait pas rater non plus cette semaine
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