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12 mars 2026Aux Oscars 2026, la crainte d’une attaque iranienne en Californie s’invite sur le tapis rouge de la cérémonie
KEVIN WINTER / Getty Images via AFP
L’animateur Conan O’Brien lors de la 97e cérémonie annuelle des Oscars au Dolby Theatre d’Hollywood, en Californie.
Pour la 98e cérémonie des Oscars, il n’y aura pas que les petits fours et les gravures des futurs lauréats à préparer. La situation internationale et la guerre en Iran ont également été évoquées ce mercredi 11 mars par l’organisation des Oscars, lors d’une conférence de presse des producteurs de la grand-messe hollywoodienne.
Cette année, l’éventualité d’une attaque iranienne occupe une bonne partie des inquiétudes. La sécurité de la soirée des Oscars 2026 a donc été rehaussée en conséquence avec l’appui du « FBI et du LAPD (police de Los Angeles) » ont fait savoir Katy Mullan et Raj Kapoor, les deux producteurs exécutifs de cette soirée prévue dimanche 15 mars à Hollywood.
En creux, c’est la crainte d’une attaque de drones par l’Iran sur la Californie qui occupe les esprits. Le risque de frappes surprises sur cet État américain est pris très au sérieux par le FBI, qui s’inquiète de voir le conflit ouvert le 28 février dernier s’étendre sur le sol américain. Car plus le conflit dure, plus le risque augmente.
Dans une note envoyée fin février et relayée par ABC News, le FBI écrit : « Nous avons récemment appris qu’au début du mois de février, l’Iran aurait envisagé de mener une attaque surprise à l’aide de drones, depuis un navire non identifié au large des côtes américaines, contre des cibles non spécifiées [mais situées] en Californie, dans l’éventualité où les États-Unis lanceraient des frappes contre le pays ». Si l’éventualité de frappes américaines en Iran est devenue une réalité, les craintes sont largement relativisées du côté de la Maison Blanche. Donald Trump a balayé l’existence d’une telle menace, mais le gouverneur démocrate de Californie Gavin Newsom a fait preuve d’une plus grande prudence en affirmant que « la question des drones a toujours été une priorité absolue », « bien que nous n’ayons connaissance d’aucune menace imminente ».
« Nous restons préparés à toute éventualité dans notre État », a-t-il précisé sur X. La 98e cérémonie des Oscars est donc surveillée de près dans un climat international de plus en plus tendu entre les États-Unis et l’Iran.
Hollywood, symbole culturel américain par excellence
D’ailleurs, il n’y a pas que la sécurité des invités et des nommés aux Oscars à assurer. « Le spectacle doit se dérouler sans accroc. Nous voulons que tous ceux qui assistent au spectacle, même les fans qui se trouvent à l’extérieur des barrières, se sentent en sécurité, protégés et bienvenus », ont indiqué les producteurs du show.
« Compte tenu de la situation internationale actuelle, le département maintient un niveau d’alerte élevé et une vigilance accrue afin de continuer à protéger les habitants du comté de Los Angeles », a ajouté le département du shérif de Los Angeles dans une réponse au Hollywood Reporter.
Si les drones constituent une menace, ce n’est pas la seule. À ce titre, les autorités du comté de Los Angeles évoquent aussi les menaces hybrides que peuvent représenter « les attaques perpétrées par des individus isolés, les cellules dormantes et les menaces technologiques ou cybernétiques sophistiquées. »
Bien qu’elle ne soit pas la cérémonie la plus engagée, les Oscars et plus largement Hollywood représentent un symbole puissant du soft power américain et offrent donc des cibles culturelles de choix en cas d’attaque aux États-Unis. D’autant plus cette année, où la Palme d’Or de l’opposant au régime iranien Jafar Panahi, Un simple accident, concoure dans deux catégories : meilleur film étranger (pour la France) et meilleur scénario original. Des prises de paroles en solidarité avec le peuple iranien et contre le régime de Téhéran ne sont donc pas à exclure. L’opération militaire conjointe entre Washington et Tel-Aviv sur le sol iranien ces deux dernières semaines pourrait également faire l’objet de critiques dans les discours et autres prises de paroles attendues sur scène dans la nuit de dimanche à lundi. Ce qui est certain, c’est que le sujet sera difficile à éviter.

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