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12 mars 2026Arrêté et extradé du Togo le 17 janvier dernier, l’ancien président de transition burkinabè, l’ex-lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba est maintenu au secret à Ouagadougou. Renversé en 2022, il est accusé par les autorités de son pays d’être le cerveau de plusieurs tentatives de putsch. Mais après près de 60 jours d’incarcération, sa famille est sans nouvelle de lui, aucun avocat ne lui a été affecté et ses conditions de détention inquiètent ses proches.
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Près de deux mois après son extradition de Lomé vers Ouagadougou, le sort réservé par les autorités burkinabé à Paul-Henri Damiba reste plus que jamais incertain. Placé au secret dans une annexe de l’agence Nationale de renseignement, le lieutenant-colonel aurait fait l’objet – selon l’une de nos sources – d’interrogatoires qualifiés de musclés pour ne pas parler de sévices physiques.
Cette source établit un parallèle avec les violences subies par des magistrats accusés de corruption au procès de Koupela en février dernier. Violences commises par les enquêteurs et dénoncées par les avocats lors des plaidoiries.
Qui va plaider justement pour Damiba ? C’est l’autre question qui concerne celui que la justice poursuit pour « détournement criminel de deniers publics, enrichissement illicite, corruption, ou encore incitation à la commission de délits et de crimes ». À cette heure, on ne lui connaît aucun avocat.
Et si les spéculations vont bon train au sein du barreau pour deviner celui ou ceux qui constitueront un groupe d’avocats, aucun nom n’est sorti pour savoir qui va défendre le prisonnier le mieux gardé du Burkina Faso.
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