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Cinq Palestiniens ont été tués par des milices de colons et plusieurs centaines d’autres ont été arrêtés durant la seule première semaine de la guerre, rapportent le quotidien israélien Haaretz et l’ONG de défense des droits humains B’Tselem, basée en Israël. Le journal israélien rappelle que les Palestiniens de Cisjordanie vivent déjà dans une peur constante : celle des missiles et de leurs fragments, d’autant plus lorsqu’ils ne disposent ni d’abris ni de pièces sécurisées. À cette crainte s’ajoute désormais celle d’une multiplication des attaques de colons et des raids militaires. C’est ce que raconte un habitant de Dura, au sud-ouest de la zone occupée, dans un entretien accordé au journal Haaretz.
Dans ce même article, le quotidien souligne que ce bilan de cinq morts constitue le plus lourd depuis le début de l’année, bien que les attaques de colons soient fréquentes. L’armée israélienne elle-même avait documenté l’escalade de ces violences l’an dernier : elles auraient augmenté de 25 % en un an. Haaretz raconte également comment des dizaines de familles ont été contraintes de fuir leurs foyers sous la pression. Leur bétail a été emmené, leurs maisons perquisitionnées, parfois pour être transformées en bases militaires. Certains objets ont également été confisqués par des soldats, qui affirmaient « qu’ils ne leur appartenaient pas ».
La guerre en Iran comme prétexte ?
Dans un éditorial, Haaretz estime que la guerre contre l’Iran est devenue un prétexte pour tuer. Le texte revient notamment sur la tuerie survenue ce week-end : selon le quotidien, une centaine de soldats israéliens seraient arrivés masqués dans un village. Dans un reportage d’Al Jazeera, un homme se tient devant un amas de terre surmonté d’un drapeau palestinien. La tombe de l’un des deux frères tués par des colons israéliens. Il raconte la scène au micro : « de jeunes hommes et des habitants se sont réunis pour défendre la zone, car les colons étaient très nombreux. Il y a d’abord eu des jets de pierres, puis les colons ont commencé à tirer sur les habitants. J’étais un peu à l’écart avec eux. Ils ont tiré dans notre direction et, malheureusement, la balle l’a touché à la tête et l’a tué sur le coup. »
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Ces faits ont été dénoncés par l’armée israélienne, qui a ouvert une enquête dimanche dernier afin d’identifier les responsables, rapporte le Jerusalem Post. Ce que peinent à croire les auteurs de l’éditorial de Haaretz, qui soulignent que ce type d’enquête aboutit rarement. Selon le journal, qui cite une source policière, le tireur serait un réserviste de la défense régionale et les agresseurs viendraient d’un ranch de colons financé par l’État.
Dans ce même éditorial, le quotidien dénonce ce qu’il qualifie de « terrorisme juif », soutenu par le gouvernement israélien, un terrorisme dont, écrit le journal, « le prix est payé en vies palestiniennes, mais aussi en danger pour la sécurité des Israéliens ». Le Jerusalem Post rapporte que l’opposition a dénoncé une nouvelle allocation budgétaire de l’État, de plusieurs millions, destinée aux colonies israéliennes en Cisjordanie. Cette aide a été votée mardi, soit deux jours après la mort de deux Palestiniens tués par des colons. Selon l’opposition, ces fonds alloués aux colonies en pleine période de guerre sont particulièrement contestables. Dans les pages de Yediot Aharonot, on peut déjà voir des bâtiments préfabriqués être installés par des grues pour la construction d’une nouvelle colonie, Ebal. Un projet rendu possible par un décret adopté l’an dernier, autorisant la création de dizaines de nouvelles implantations dans le territoire occupé, écrit le journal israélien. Cette initiative est portée par le Conseil régional, qui évoque une « terre promise » et affiche un objectif : atteindre un million d’habitants en Samarie, au nord de la Cisjordanie, d’ici 2050.
Fini les ducs, les vicomtes et les comtes à la Chambre des Lords au Royaume-Uni
Pendant des siècles, les pairs héréditaires ont eu le droit de participer à l’élaboration des lois au Parlement britannique. Ce privilège se transmettait le plus souvent de père en fils et permettait à ces aristocrates de siéger et de débattre à la Chambre des Lords, rappelle la BBC. Mais cette tradition touche désormais à sa fin. Selon le Guardian, les titres héréditaires devraient être définitivement écartés avant le prochain discours du Roi, prévu en mai. Les 92 pairs encore en fonction perdront alors leur siège ainsi que leur droit de vote à la Chambre des Lords. Pour y revenir, ils devront désormais être nommés pairs à vie. Le quotidien britannique indique que la chambre haute du Parlement a adopté la version finale du texte avant-hier, après le retrait de l’opposition conservatrice.
Cette réforme était attendue depuis longtemps. Une première étape avait été franchie en 1999 sous le gouvernement travailliste de Tony Blair, qui avait supprimé plus de 600 pairs héréditaires, souligne la BBC. La réforme est aujourd’hui achevée sous le gouvernement de Keir Starmer, le premier exécutif de centre gauche au Royaume-Uni depuis 14 ans, explique le HuffPost.
Une réforme attendue depuis 2024 a été annoncée dans des circonstances pour le moins ironiques, comme le racontait Le HuffPost. L’annonce a été faite par l’homme portant le titre le plus anciennement hérité du Royaume-Uni : le roi Charles III. Perché sur son trône, couronne scintillante ornée des joyaux les plus précieux, le souverain a lu un discours soigneusement préparé par le gouvernement pour présenter la modernisation du Parlement devant l’ensemble des pairs héréditaires. À l’extérieur, plusieurs centaines de manifestants républicains avaient brandi des pancartes où l’on pouvait lire « Not my king » ou « Pas mon roi« . Une scène qui n’a, selon Le HuffPost, rien fait pour alléger l’ironie de la situation.

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