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12 mars 2026En Allemagne aussi, les autorités se mobilisent pour limiter la hausse des prix des carburants
En plus de débloquer des stocks stratégiques, l’Allemagne n’autorise plus qu’une seule hausse des prix par jour dans les stations.
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L’Allemagne est le pays de l’Union européenne qui a connu la plus forte hausse des tarifs des carburants : +44% en moyenne pour le diesel, +29% pour le sans-plomb par rapport aux niveaux relevés avant la guerre au Moyen-Orient, fin février. Les prix des carburants ont augmenté, en moyenne, deux fois plus que dans les autres pays européens.
Jeudi matin encore, le litre de super flirte avec les deux euros, celui du diesel atteint 2,20 euros, parfois 2,40 euros dans les stations d’autoroute. Une flambée des prix qui agace évidemment les automobilistes. Comme Christian, il vit à Fürstenwalde, à mi-chemin entre Berlin et la Pologne. Il y va d’ailleurs régulièrement pour faire le plein et profiter des prix plus avantageux : 50 centimes de moins par litre. « En Allemagne, on se fait arnaquer. Dès que la guerre a commencé, les prix ont augmenté et bizarrement, ce n’est pas autant le cas en Pologne », dénonce-t-il.
« Ici, tout le monde essaie de profiter de la situation, il y a trop de taxes. Je trouve ça scandaleux et injuste. »
Christian, automobiliste allemandà franceinfo
Les taxes sur l’énergie et le CO2 représentent presque la moitié du prix du litre de carburant en Allemagne.
Pour tenter de contrer l’augmentation des prix, l’Allemagne a décidé elle aussi de puiser dans ses réserves. Comme la France, elle dispose de trois mois de réserves et 12% des stocks, très précisément, vont être libérés à la demande de l’Agence internationale de l’énergie. Tout cela représente un peu plus de 2,5 millions de tonnes de pétrole, soit 19 millions de barils.
Depuis 1990, l’Allemagne a débloqué des stocks stratégiques à quatre reprises : lors de la première guerre du Golfe en 1991, après les ouragans Katrina et Rita de 2005, pendant la révolution libyenne de 2011 et après le début de la guerre en Ukraine.
Berlin s’inspire aussi de son voisin autrichien : désormais, les 14 500 stations-service allemandes ne sont autorisées à augmenter les prix à la pompe qu’une fois par jour, alors que jusqu’à présent, les prix changeaient parfois une dizaine de fois quotidiennement. Avec un brin d’ironie, la ministre de l’Économie précise en revanche que les baisses de prix, elles, sont autorisées à tout moment.
Les experts préviennent que la baisse des prix sera beaucoup plus lente que la hausse, évidemment. Mais depuis jeudi matin, le litre de carburant a déjà effectivement baissé, parfois de quelques centimes, dans certaines stations. Pour gérer la situation, le gouvernement a mis en place une cellule de crise qui ne prévoit pas pour l’heure de nouvelles mesures. Pas question, par exemple, de réduire les taxes sur le carburant, comme cela avait été le cas après le début de la guerre en Syrie.

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