
Bayrou va engager une « consultation » à partir du 28 avril
12 mars 2026
Elle s’accroche une heure à une falaise pour survivre
12 mars 2026Au sommaire : « Eglises, petits musées, gare aux voleurs ! », « Exclusif : Téhéran, ma vie sous les bombes », « Liban : la guerre sans fin », « Tom Félix : 909 jours en enfer », « Infirmier, le dernier soignant des campagnes ».
Le cambriolage du Louvre a exposé la fragilité du système de sécurité du musée le plus visité au monde, mais elle ne doit pas masquer une autre réalité crue : loin des grandes villes, dans les régions et territoires ruraux, faute de moyens, notre patrimoine est mal sécurisé et livré aux cambrioleurs. La fin de l’année 2025 a été marquée par quatre autres vols d’importance dans des petits musées. Dans le Gard, le Musée du désert, dédié au protestantisme, a subi un vol d’une collection de croix en or rares datées du XVIIIe siècle. À Langres, le lendemain du casse du Louvres, c’est un trésor datant de la Révolution française qui a disparu.
Le dénominateur commun de ces cambriolages, c’est le métal précieux dont le cours a explosé ces derniers mois. Et les cambrioleurs ne s’arrêtent pas aux musées, ils ciblent également les églises. Dans l’Aisne, une trentaine d’édifices ont été cambriolés en quelques mois. Une impressionnante série qui a mis toute une région et un service d’enquête de la gendarmerie sur les dents pendant de longues semaines. Immersion aux côtés de celles et ceux aux qui font face à ces nouveaux pillages qui mettent en péril le patrimoine des Français.
Un reportage de Maxime Vautier, Victor Bachtik, Nathalie Héraud, Julien Nativel et Jérôme Prouvost / Kraken Films.
Samedi 28 février 2026, les Etats-Unis et Israël menaient une attaque conjointe sur l’Iran pour renverser le régime, tuant l’ayatollah Ali Khamenei. Deux jours après sa mort et durant treize jours, deux journalistes iraniens, Ali et Nazila, ont pris le risque de filmer sans autorisation des images de la capitale Téhéran : quelques minutes après les bombardements, les destructions des lieux stratégiques ou sensibles comme le siège de la police diplomatique, mais aussi des scènes de vie dans les quelques magasins ou cafés encore ouverts, des rassemblements de partisans du régime des mollahs, et les nombreux barrages de police où l’on contrôle les passants.
Alors que la plupart des 9 millions d’habitants ont quitté la capitale ou sont cloîtrés chez eux, les reporters iraniens racontent également leur quotidien et leur ressenti sur cette guerre qu’ils vivent de l’intérieur, devenant ainsi la voix d’un peuple qui n’a pas le droit à la parole.
Un reportage de Romain Boutilly.
L’Etat hébreu pilonne sans relâche le Liban depuis le 2 mars 2026, quand le Hezbollah a lancé des missiles sur Israël. En seulement treize jours, cette nouvelle guerre au Liban a fait près de 600 morts et près d’un million de déplacés. Comment les Libanais se positionnent-ils ? « Envoyé spécial » a interrogé Ali, un sympathisant du Hezbollah, et Hadi Mourad, qui combat ce mouvement. Ces deux Libanais chiites ont osé s’exprimer à visage découvert.
A 26 ans, Ali est professeur de français. Il a grandi avec son frère au sud du Liban et s’affiche publiquement comme proche du mouvement soutenu par le régime islamique d’Iran et classé comme organisation terroriste par 26 pays. Pour Ali, « si jamais l’Iran est attaqué par un autre pays, on est leur allié. Parce qu’ils nous aident contre nos ennemis et nous aident à protéger nos terres ». Mais certains chiites libanais font entendre une autre voix. Comme Hadi Mourad, activiste anti-Hezbollah qui se présente aux élections législatives pour le parti chiite indépendant. Pour ce médecin qui a fondé son ONG, Un Cœur pour le Liban, « les deux responsables de cette guerre, c’est Israël et le Hezbollah. C’est le Hezbollah qui a envoyé 6 roquettes sans demander à personne si on voulait de cette guerre ». Son engagement le met chaque jour en danger, mais il refuse de se taire et est convaincu qu’un grand nombre de Libanais partagent ses opinions, y compris dans sa communauté chiite.
Un reportage de Julien Fouchet, Violaine Vermot-Gaud, Yann Moine, Amandine Stelletta et Abbass Alatrash.
Après avoir passé deux ans et demi derrière les barreaux d’une prison malaisienne, sous la menace permanente de la peine de mort, le Français Tom Félix, 34 ans, a été acquitté et libéré le 3 février 2026. Accusé à tort de trafic de drogue, cet ancien cadre de Veolia reconverti dans la restauration n’avait jamais cessé de clamer son innocence. Pendant sa détention, « Envoyé spécial » a recueilli en exclusivité ses confidences depuis sa cellule, lors d’entretiens réguliers en visioconférence. Il raconte la surpopulation, la chaleur étouffante, la lumière allumée jour et nuit, les humiliations et les brimades. Dans son témoignage, il explique comment il est parvenu à tenir le coup physiquement et mentalement malgré ces conditions extrêmes.
Le magazine a également suivi pendant plusieurs mois le parcours de ses parents, Sylvie et Jean-Luc, contraints à des allers-retours incessants pour soutenir leur fils, confrontés aux lenteurs et aux silences de la justice malaisienne. De sa cellule à son acquittement, et jusqu’à son retour en France, voici au plus près le parcours d’un homme qui estime aujourd’hui que la Malaisie lui a volé 909 jours de vie.
Un reportage d’Alain Morvan, Laura Orosemane et Pierre Brame.
Quand les médecins se font rares, l’infirmier libéral est souvent le seul soignant au chevet des patients. Dans la campagne landaise, Ludovic Pastor, 44 ans, va de maison en maison, panse, rassure, écoute. Il a monté son cabinet infirmier il y a quinze ans à Saint-Perdon, un village des Landes de 1 800 habitants près de Mont-de-Marsan, où tout le monde l’appelle « Ludo ».
Chaque journée de travail est une course contre la montre : Ludovic enchaîne parfois jusqu’à cinquante visites, de 7 à 20 heures, alternant gestes techniques ou simple suivi médical… Il endosse un rôle clé, discret mais essentiel pour permettre à de nombreuses personnes âgées de continuer à vivre chez elles. Pour lui, prendre soin, c’est une raison de vivre.
Un reportage de Violaine Vermot-Gaud, Sarah Lerch, Julie Martin et Oktay Sengul.
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Source : www.franceinfo.fr

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