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12 mars 2026Guerre au Moyen-Orient : Malgré le blocus du détroit d’Ormuz, l’Iran a exporté plus de pétrole depuis le début de la guerre qu’avant le conflit
Les difficultés d’exportation du pétrole du Golfe persique ne semblent pas toucher l’Iran pourtant largement bombardé. Mais le contrôle du détroit d’Ormuz fait la différence.
Depuis le début des frappes américaines sur Téhéran, l’Iran bloque totalement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les exportations de pétrole venu du Moyen-Orient sont quasiment à l’arrêt provoquant une panique chez les pétroliers et une hausse brutale et vertigineuse des prix de l’essence à la pompe, partout dans le monde.
Toutefois, le blocus ne semble pas toucher tout le monde. En effet, si l’Iran menace, perturbe et contrôle sélectivement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, le pays des Mollahs n’a pas interrompu pour autant totalement ses exportations de pétrole brut, qui dépendent encore de cette voie maritime incontournable.
Selon le Wall Street Journal du mardi 10 mars, l’Iran a exporté légèrement plus de pétrole par le détroit d’Ormuz pendant la guerre qu’avant le conflit.
2,1 millions de barils exportés malgré les bombes
Ce paradoxe se retrouve dans les chiffres puisque les pétroliers ont chargé en moyenne 2,1 millions de barils de pétrole brut iranien par jour au cours des six jours précédents, contre 2 millions de barils par jour en février.
C’est sans aucun doute la raison pour laquelle l’Iran ne cherche pas à miner massivement le détroit. Selon le Wall Street Journal, la république islamique aurait déployé « moins de dix » mines navales dans ce détroit d’Ormuz.
Mardi 10 mars, le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a rapporté que les forces américaines avaient détruit 16 mouilleurs de mines iraniens près du détroit, indiquant que l’Iran avait commencé à miner la voie maritime.
L’Iran dispose d’un stock estimé à plus de 5 000 mines navales en 2019 qu’il peut déployer rapidement dans le golfe Persique et le détroit d’Ormuz.
Si le détroit venait à être totalement bloqué, l’Iran pourrait considérer transférer son pétrole par l’oléoduc Goreh-Jask pour préserver une partie de ses exportations, note l’Institut de l’étude de la guerre (ISW) qui précise qu’il a une capacité de transport d’un million de barils de pétrole par jour.
Le terminal d’exportation de Jask, situé sur le golfe d’Oman, pourrait permettre à l’Iran d’exporter du pétrole sans passer par le détroit d’Ormuz. Reste à savoir si cet oléoduc serait vulnérable aux frappes américaines.
Un blocus appelé à se durcir
En attendant, le blocus du détroit semble être appelé à se durcir. Ce jeudi 12 mars, Mojtaba Khamenei, le nouveau Guide suprême iranien, a déclaré dans son premier message public, lu jeudi à la télévision d’Etat, que le détroit d’Ormuz devait rester fermé pour faire pression sur les Etats-Unis et Israël, alors que la guerre au Moyen-Orient ne montre aucun signe d’apaisement.
Ce jeudi, deux pétroliers ont d’ailleurs été attaqués par des embarcations iraniennes chargées d’explosifs et ont pris feu près du port irakien de Bassorah, selon les autorités de Bagdad, contribuant à la montée des cours du brut au-delà de 100 dollars le baril, et en dépit de l’annonce du déblocage de 400 millions de barils par l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

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