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12 mars 2026
C’est le troisième tour des municipales 2026 pour les 37 communes de la communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole : la présidence de l’Agglo, une structure essentielle pour le développement économique, l’attractivité, la politique touristique ou les plans d’urbanisation du territoire. Comme en 2020, trois maires, s’ils sont réélus, ne cachent pas leurs ambitions. Verdict avant le 24 avril.
C’était en juillet 2020, au sortir du Covid et du second tour des municipales. Trois maires se présentaient à l’élection du président de la communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (PMM) : Robert Vila, maire de Saint-Estève, Alain Ferrand, maire du Barcarès, Louis Aliot, maire de Perpignan. Au terme d’alliances et de mésalliances en coulisses, le premier nommé décrochait le pompon. Six ans plus tard, les trois hommes, s’ils sont réélus à la tête de leur commune, ne cachent pas leurs mêmes ambitions. Mais d’autres acteurs pourraient s’inviter. Laurent Gauze, même s’il ne mène pas de liste à Rivesaltes, reste un concurrent possible. François Calvet, de retour sur la liste de la maire sortante au Soler, aussi. Mais là encore, il faudra d’abord gagner la confiance des électeurs au soir des 15 et 22 mars. Pas toujours évident. Puis, avant le 24 avril, Perpignan Méditerranée Métropole invitera ses 88 conseillers communautaires issus de 37 communes à élire son n° 1. Ville de loin la plus peuplée, Perpignan pèsera 38 voix, quand 27 autres ne compteront qu’une seule voix au chapitre.
S’il est réélu, Louis Aliot peut-il prendre l’Agglo ?
Le maire RN de Perpignan peut-il renverser la table cette fois-ci ? Une grande partie de la réponse se joue dans les urnes perpignanaises. L’ampleur d’une éventuelle réélection pèsera de tout son poids. Un succès facile, dépassant les 53 % acquis au second tour en 2020, imposera un peu plus la ville centre au cœur du jeu. Des alliances, voire des allégeances, se dessineront rapidement. Une victoire plus courte, plus disputée, fragiliserait cette posture centrale. Il faudra alors négocier pour Louis Aliot, qui pourrait, comme en 2020, avancer un contrat de gouvernance sans garantie de convaincre, une fois de plus. Évidemment, une défaite à Perpignan sonnerait le glas des ambitions du Rassemblement national, qui a placé des pions dans plusieurs communes de la communauté urbaine cette fois, notamment à Canohès, Espira-de-l’Agly, Pézilla-la-Rivière, Cabestany ou au Soler. Là aussi sans garantie de renverser la donne, mais avec une marge de manœuvre supplémentaire en cas de victoire sur une ou plusieurs de ces communes. Dernier aléa, de poids : le calendrier judiciaire de Louis Aliot et la menace d’une possible condamnation à une période d’inéligibilité lors du délibéré du procès en appel des assistants parlementaires européens du FN en juillet prochain.
S’il est confirmé, Robert Vila peut-il conserver sa présidence ?
Saint-Estève attise les convoitises. Trois listes défient le maire sortant Robert Vila, également président sortant de Perpignan Méditerranée Métropole. S’il surmonte ces premiers obstacles, Robert Vila peut miser sur son premier mandat à la tête de l’Agglo, des alliances fortes nouées depuis, une écoute des maires les plus ruraux pour conserver le perchoir de la communauté urbaine. Clairement, pendant ce mandat, Robert Vila a travaillé à une gouvernance plus équilibrée et transparente de l’instance. Quand ses concurrents dénoncent un certain « immobilisme ». S’il est réélu à Saint-Estève, Robert Vila repartirait à l’assaut de PMM sans l’étiquette LR, qu’il a abandonnée. Il ne pourrait donc plus miser sur une discipline de vote des élus républicains et associés. Il devra aussi espérer que des communes alliées en 2020 le restent six ans après, à l’image de Tautavel ou Villelongue-de-la-Salanque.
Ferrand, Calvet ou un troisième homme en trouble-fête ?
Alain Ferrand n’a certainement pas oublié. En 2020, il pensait sa victoire possible à l’Agglo. La tentative de rapprochement avec Louis Aliot ayant échoué, il se rangea, à contrecœur, derrière Robert Vila. Depuis, les rapports entre les deux hommes ne se sont pas détendus. Le maire du Barcarès n’oubliant pas que ce dernier le « destitua » de son rang de premier vice-président alors qu’il était incarcéré. Si la justice lui a rendu son statut, la cassure est consommée. Idem avec Louis Aliot, qui a investi un candidat RN au Barcarès. De quoi aiguiser l’appétit d’Alain Ferrand, s’il est de nouveau plébiscité dans sa commune ? Il reste prudent pour l’instant, attendant, comme beaucoup, les enseignements du premier tour. Très actif et précurseur à PMM, Laurent Gauze (président de la chambre de commerce et d’industrie) veut-il vraiment du premier rôle ? Délicat là aussi. D’autant que l’élection rivesaltaise, où il n’est pas tête de liste, s’annonce très ouverte. Un autre nom est souvent murmuré, celui de François Calvet. Sorti de sa « retraite » politique, l’ancien député-maire du Soler revient, comme simple conseiller, sur la liste de la maire de la commune. Et beaucoup lui prêtent l’ambition d’être LE recours d’une droite élargie à PMM. Lui ne confirme pas. D’autant qu’il devra d’abord, avec la liste d’Armelle Fourcade, vaincre celle du candidat RN au Soler, Paul Miffre. Comme un tour de chauffe ? Tout cela restant encore de la politique-fiction jusqu’au 22 mars.
Source : www.lindependant.fr

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