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La Ligue de football professionnel (LFP) a décidé d’abandonner l’affichage des couleurs arc-en-ciel sur les maillots lors de la journée de Ligue 1 dédiée à la lutte contre l’homophobie. « Le monde du football est malade: malade du racisme, malade de l’homophobie », s’est indigné le journaliste Baptiste des Monstiers au micro d’Estelle Midi.
« Tout ça pour quelques joueurs qui refusaient de porter le brassard. C’est dommage, parce que la Ligue était depuis le départ très engagée sur la lutte contre l’homophobie et là, tout d’un coup, il y a une reculade », regrette ce jeudi 12 mars sur RMC Estelle Denis. La présentatrice d’Estelle Midi n’a pas caché son incompréhension après l’annonce de la Ligue de football professionnel (LFP) d’abandonner l’affichage des couleurs arc-en-ciel sur les maillots lors de la journée de Ligue 1 dédiée à la lutte contre l’homophobie.
La LFP a en effet annoncé mercredi à ses associations partenaires qu’elle renonçait à ce symbole, jusque-là central dans cette journée de sensibilisation. Selon L’Equipe, l’instance explique travailler « à un nouveau dispositif de communication qui mêlera la lutte contre les discriminations », incluant racisme, antisémitisme et homophobie.
« Ca me donne envie de vomir »
Une décision qui suscite de vives réactions. « On parle de quelques joueurs, pardon, mais le monde du football est malade: malade du racisme, malade de l’homophobie », s’est indigné le journaliste Baptiste des Monstiers sur RMC. « Ce qu’on voit là me donne envie de vomir. L’homophobie est un délit. Donc on lutte contre un délit. » Interloqué par la stratégie de la Ligue, il s’est également interrogé publiquement : « Qui sont ces gens ? (…) Qu’ils s’expriment et expliquent comment ils justifient ça. »
Refus de certains joueurs
Depuis plusieurs saisons, la journée contre l’homophobie en Ligue 1 est régulièrement perturbée par des refus de joueurs d’arborer les symboles arc-en-ciel. Comme le rappelle L’Equipe, certains ont même décliné leur participation aux rencontres. En 2022, les Parisiens Idrissa Gueye et Abdou Diallo avaient déjà été pointés du doigt.
L’attaquant nantais Mostafa Mohamed a lui refusé de jouer lors de plusieurs éditions depuis 2023. D’autres joueurs, comme Mohamed Camara à Monaco, Ahmed Hassan au Havre ou Nemanja Matic à Lyon, avaient quant à eux choisi de masquer les couleurs arc-en-ciel présentes sur leur équipement.
Face à ces situations répétées, la Ligue avait déjà modifié son dispositif ces dernières années. Après avoir utilisé des numéros arc-en-ciel sur les maillots, elle avait opté en 2024 pour un simple patch. Mais là encore, certains joueurs avaient protesté.
« Marche arrière scandaleuse »
« On enlève le drapeau arc-en-ciel, qui est le symbole de la lutte contre l’homophobie. Tout le monde comprend ce que ça veut dire », regrette Estelle Denis. Benjamin Amar a également dénoncé une « marche arrière scandaleuse ». Selon lui, retirer ce symbole risque d’envoyer un message négatif : « Comment ça va être interprété dans l’opinion et dans la jeunesse ? Ceux qui ne veulent pas entendre parler de l’homosexualité ont eu gain de cause », anticipe le syndicaliste.
La LFP défend pour sa part une évolution de sa stratégie. Toujours selon L’Equipe, l’instance assure vouloir développer des actions de sensibilisation plus larges et affirme bénéficier du soutien de ses associations partenaires, même si certaines avaient déjà quitté le dispositif par le passé après d’autres reculs symboliques.

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