
une enseignante en garde à vue pour « dénonciation mensongère »
12 mars 2026
René Redzepi, chef du « meilleur restaurant du monde » noma, démissionne après des accusations de violences
12 mars 2026
STEFANO RELLANDINI / AFP
Photo d’illustration du prix au litre du diesel dans une station-service à Arcore, dans le nord de l’Italie, le 11 mars 2026.
Montagnes russes. Après un pic à 120 dollars lundi, une chute à 85 dollars mardi, le baril de pétrole a repassé ce jeudi 12 mars au matin le seuil symbolique des 100 dollars, malgré une intervention sans précédent des grandes puissances sur le marché.
Les 32 pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) – dont les États-Unis – ont en effet décidé mercredu soir d’un déblocage record de 400 millions de barils dans leurs réserves stratégiques pour apaiser les inquiétudes sur l’approvisionnement. Le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, a précisé que 172 millions de barils allaient être libérés « à partir de la semaine prochaine ».
Mais l’Iran a lancé une nouvelle vague d’attaques contre les infrastructures pétrolières des pays du Golfe, après avoir frappé deux tankers, faisant de nouveau flamber les cours.
Les dégâts sur les infrastructures pétrolières s’étendent
Ce conflit qui a débuté le 28 février avec des attaques américano-israéliennes contre l’Iran a pris une échelle régionale et menace l’approvisionnement en pétrole de l’économie mondiale, le trafic étant paralysé dans le détroit d’Ormuz, un point de passage stratégique.
Au treizième jour du conflit, les dégâts dans les infrastructures pétrolières s’étendent. Bahreïn a dénoncé une attaque iranienne contre des réservoirs d’hydrocarbures, appelant les habitants à rester chez eux en raison des fumées provoquées par l’installation en feu.
À Oman, des réservoirs de carburant du port de Salalah étaient aussi en feu la veille après une attaque de drone, selon une vidéo publiée par l’AFP, tandis que l’Arabie saoudite a rapporté une nouvelle attaque de drone contre le champ pétrolier de Shaybah, dans l’est du pays, déjà visé à plusieurs reprises ces derniers jours.
Boules de feu
Une attaque jeudi contre deux pétroliers dans le Golfe au large de l’Irak, dont l’origine est encore inconnue, a fait au moins un mort, tandis les sauveteurs recherchent plusieurs disparus, selon l’autorité portuaire.
La télévision étatique irakienne a diffusé des images d’un navire en mer d’où s’élèvent d’impressionnantes boules de feu et des volutes de fumée.
Un porte-conteneurs a été à nouveau touché jeudi par un « projectile inconnu » au large des Émirats arabes unis, provoquant un « petit incendie » à bord, selon l’agence maritime britannique (UKMTO), après au moins trois bateaux touchés la veille.
Donald Trump a promis qu’une « grande sécurité » régnerait bientôt dans ce goulot d’étranglement qui voit d’ordinaire passer un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL). Il a aussi assuré que « 28 navires poseurs de mines » avaient été frappés, une crainte majeure de la communauté internationale étant de voir le détroit miné. « L’Iran est proche de la défaite », a estimé le président américain mercredi soir, à la fin d’une journée de signaux contradictoires sur ses intentions.

9999999