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12 mars 2026les Iraniens partagés entre exode, soutien au régime et espoir après près de deux semaines de guerre
Après plusieurs jours de guerre dans le pays, bombardé par les États-Unis et Israël, de nombreux Iraniens ont décidé de traverser la frontière turco-iranienne pour fuir les bombes. A contrario, certaines personnes restées sur les lieux racontent les mesures strictes du régime iranien en période de guerre.
« C’était trop dangereux ». Après des jours sous les bombardements, des centaines d’Iraniens ont décidé de fuir, revenir ou rester dans le pays, face à cette guerre, déclenchée par les frappes américano-israéliennes en Iran, le 28 février dernier.
Au treizième jour de la guerre, beaucoup Iraniens ont fait le choix de quitter le pays, en traversant la frontière turco-iranienne, à Kapilkoy, un point de passage, devenu l’une des rares voies de sortie d’Iran.
Merhdad s’apprête à fuir Téhéran via ce poste frontière, devenu l’une des rares voies de sortie d’Iran. « Toutes les trois heures, on entendait les avions de l’armée et les bruits », rapporte auprès de BFMTV Merhdad, en imitant les bruits des bombardements.
« C’est notre pays, c’est chez nous, c’est notre histoire, nos souvenirs, j’ai fermé la porte à clé et j’ai dit au revoir à ma maison », confie-t-il, expliquant que la situation était devenue trop dangereuse sur place.
Nombreux sont ceux qui montent à bord de camionnettes, ou de taxis, en direction de la plus grande ville de la région pour fuir le pays. Visage caché, pour éviter les représailles du régime iranien, une femme explique à notre micro « garder espoir dans la révolution » actuelle en Iran.
« Nous ne sommes pas en colère contre Israël ni contre les États-Unis. La situation de notre pays est très dangereuse et nous espérons que notre Iran sera libéré vite », insiste cette Iranienne.
« L’ennemi nous attaque, nous devons nous défendre »
A contrario, d’autres Iraniens prennent le chemin inverse de porte frontière pour retrourner au pays, à l’image d’Ali, qui rentre « pour se battre contre les Américains et les Israéliens ». L’homme fervent défenseur du régime, assure que la guerre n’est pas importante pour lui. « Nous sommes Iraniens avant tout », assure-t-il.
« Pourquoi une révolution? L’ennemi nous attaque, nous devons nous défendre », s’insurge de son côté Abbas, également défenseur du régime iranien.
Depuis la frontière turco-iranienne, les deux hommes devront parcourir près de 10 heures de route jusqu’à Téhéran pour rejoindre leurs familles.
Des cris de joie et des rires lors de bombardements
Pour ceux qui sont restés sur place, le régime iranien continue de contrôler et réprimer la population, notamment en donnant des consignes très strictes en période de guerre.
« Les responsables du pouvoir judiciaire ont déclaré que quiconque scanderait des slogans, manifesterait de la joie ou transmettrait des informations serait considéré comme ‘ennemi de Dieu’, et que son sang pouvait être versé », indique un Iranien qui souhaite rester anonyme.
Malgré l’atmosphère de terreur qui règne dans le pays, l’homme raconte que plusieurs Iraniens « passent leur tête par leur fenêtre, crier de joie et rire » lors des bombardements.
« Cela ne signifie pas que nous sommes heureux de voir le pays souffrir (…) mais c’est le résultat de l’incompétence, de l’imprudence et des crimes de la République islamique », ajoute ce témoin.
La télévision d’État, « personne n’y croit »
La propagande du régime iranien se poursuit également à la télévision de l’État, comme le raconte un habitant d’Ispahan, qui a témoigné de manière anonyme sur notre antenne. « La télévision dit que nous avons coulé un navire américain (…) et tuer tous les Américains (…) mais personne n’y croit », rapporte-t-il.
« Paradoxalement, je vois des personnes qui prient pour la sécurité des pilotes Américains et Israéliens et qu’ils puissent frapper le régime avec le plus de précision possible », raconte cet Iranien, resté dans le pays.
Au total, quelque 3,2 millions d’Iraniens ont été déplacés à l’intérieur de l’Iran depuis le début de la guerre opposant ce pays à Israël et aux États-Unis, alors que les frappes s’intensifient dans les régions du Moyen-Orient, selon le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).
Les inquiétudes auprès de certains Iraniens se sont accentuées ce jeudi, après la diffusion du premier message écrit et non en vidéo, du nouveau guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, blessé lors d’un bombardement. Une communication qui laisse planer le doute sur son état de santé.
Source : www.bfmtv.com

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