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12 mars 2026
À trois jours des Municipales 2026, « Midi Libre » passe en revue, une dernière fois, les forces en présence. À Pézenas, trois listes espèrent remporter les suffrages.
Terre de paradoxes, tiraillée entre un glorieux âge d’or du temps jadis, quand elle était la capitale des États généraux du Languedoc, fief de la famille de Montmorency, et un présent moins flamboyant, Pézenas fait partie de ces petites villes, loin des métropoles, dont la sève semble s’être figée.
Mais la réduire à sa démographie en berne depuis vingt ans (7 797 habitants en 2023 contre 8 511 en 2005), à sa population vieillissante (32 % de personnes retraitées) , son taux de chômage élevé (18,7 % contre 7,7 % au plan national) et son taux de pauvreté en hausse (28 % en 2021 contre 26,8 % en 2012) serait une grossière erreur.
Un vrai bassin de vie
La cité de Molière, ville d’art et d’histoire réputée pour ses antiquaires et ses artisans d’art, est en effet un bourg-centre qui draine l’ensemble du bassin de vie du centre Hérault (plus de 20 000 habitants) : établissements scolaires, de la maternelle au lycée ; marché de producteurs locaux réputé, animations estivales et programmation culturelle de haut vol – la dernière Reconstitution historique a connu un succès fou, tout comme le carnaval ou les festivals (Printival, Temps d’expo…).
Alors quel avenir choisir ? Le maire sortant, Armand Rivière, veut parier sur l’urbanisme en créant, ex-nihilo, un nouveau quartier aux portes de la ville afin de porter le nombre d’habitants à 10 000, qui permettrait l’obtention de mannes financières publiques plus conséquentes et mieux à même de pérenniser action publique et économique.
C’est justement ce projet Saint-Christol, jugé hors sol et écocide, que dénonce la liste citoyenne et écologiste d’Agnès Carlin et Éric Masson, qui veut préparer la ville aux changements climatique et aux enjeux environnementaux. Quant à Philippe Huppé, il veut faire de Pézenas, une ville plus sûre, plus propre et surtout plus prospère sur le plan économique.
Les priorités des candidats
Armand Rivière, maire sortant : « Rénover le plateau sportif car c’est un vrai lieu de vie pour les familles«
Armand Rivière, maire sortant élu en 2020 avec 59,24 % des suffrages brigue un 2e mandat avec sa liste “Pézenas, la ville de tous les possibles”. En couple, âgé de 43 ans et papa d’une petite fille et de jumeaux, il est attaché territorial à la Région (en détachement). Ses priorités : la rénovation des gymnases, qui datent des années 70, et du parc sportif « car c’est un vrai lieu de vie pour les familles » ; la poursuite du plan “Patrimoine” avec, notamment, la restauration de la Maison consulaire et de la collégiale Saint-Jean ; la mise en place d’un plan “Voirie et mobilités” avec un axe fort sur les mobilités douces et la sécurisation des accès aux écoles ; la réalisation d’un pôle d’échanges multimodal au Fronton et, enfin, le développement économique « avec l’ouverture d’une zone artisanale pour soutenir les entreprises locales ».
Philippe Huppé : « Miser sur l’économie et attirer les entreprises »
Père de deux enfants, en couple, Philippe Huppé, 58 ans, membre du Parti radical valoisien (centre droit) a été député de l’Hérault (2017-2022) et maire d’Adissan (2018-2020). Avec sa liste sans étiquette “Choisir Pézenas”, il met en avant l’économie. « Pézenas doit attirer des entreprises. Il faut une politique active pour leur offrir des terrains, des formations, des services ». Ses autres priorités : la sécurité, « en consolidant le rôle et les missions de la police municipale » ; le bien-être car « on a une clinique, un hôpital et une maison de santé, j’aimerais coordonner leurs actions » ; la relance du tourisme et la valorisation du patrimoine, notamment le musée Vulliod. « Enfin, il faudrait redonner au sport toute sa place, avec des infrastructures rénovées et un soutien financier pour les jeunes ».
Agnès Carlin et Éric Masson : « Créer deux régies municipales pour assurer la souveraineté alimentaire et énergétique »
Agnès Carlin, 54 ans, mère de quatre enfants, est inspectrice d’académie. Son binôme, Éric Masson, 68 ans, est père de deux enfants et instituteur à la retraite. Leur liste citoyenne et écologique s’est montée sur l’opposition commune au projet Saint-Christol.
Leurs cinq mesures phare sont : la création de deux régies municipales, agricole et électrique « afin d’assurer la souveraineté alimentaire et énergétique » ; repenser les mobilités : « stationnement, pistes cyclables, transports collectifs et un hippobus pour les écoliers » ; soutenir la culture et les artisans d’art avec l’ouverture d’une maison culturelle et la création d’une marque “Pézenas” pour les productions locales ; renforcer la démocratie participative et, enfin, développer les politiques jeunesse et sport.

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