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12 mars 2026Municipales 2026 à Toulouse : le maire en lice pour un quatrième mandat, la gauche en embuscade… Tout comprendre aux enjeux du scrutin
Vainqueur en 2014 et réélu en 2020, Jean-Luc Moudenc est défié par le socialiste François Briançon. La France insoumise, par l’intermédiaire de François Piquemal, veut jouer les trouble-fête lors d’une élection indécise.
Jean-Luc Moudenc va-t-il réussir à conserver la mairie de Toulouse, conquise en 2014 ? Pour y parvenir, à l’issue des élections municipales des dimanches 15 et 22 mars, l’édile est soutenu par les différents partis de la droite et du centre, comme en 2020.
Une gauche divisée mais ambitieuse se présente face à lui, entre le socialiste François Briançon et l’insoumis François Piquemal. Franceinfo vous résume tout ce qu’il faut savoir sur le scrutin dans la Ville rose.
Qui sont les candidats ?
Dix candidats briguent officiellement l’hôtel de ville. Le maire sortant, Jean-Luc Moudenc, a annoncé début novembre sa volonté de repartir pour un quatrième mandat (le troisième d’affilée). Il a reçu le soutien de six partis de la droite et du centre, de Renaissance aux Républicains, en passant par le MoDem et Horizons. Sa liste est « préservée de la politisation à outrance », a-t-il vanté, comme l’a relayé Actu Toulouse. Déjà maire de 2004 à 2008, puis depuis 2014, il entend rester en fonction grâce à « un dynamisme économique et une gestion saine », met-il en avant auprès du Monde.
Face à lui, la gauche veut prendre sa revanche de 2020, lorsque le candidat de l’Archipel citoyen (soutenu par EELV et LFI) Antoine Maurice, s’était incliné de peu avec 48% des suffrages au second tour, après avoir obtenu le ralliement de deux autres listes de gauche. Cette année, le socialiste François Briançon se présente avec le soutien de plusieurs partis, dont Les Ecologistes, ce qui a divisé les militants locaux du parti dirigé par Marine Tondelier. Il sera concurrencé, à sa gauche, par François Piquemal, député LFI de Haute-Garonne depuis 2022.
Quatre autres listes classées à l’extrême gauche seront présentes au premier tour : celles de Guillaume Scali (NPA), Malena Adrada (Lutte ouvrière), Julian Menendez (Parti des travailleurs) et Vanessa Pedinotti (Révolution permanente). Lambert Meilhac, soutenu par le mouvement écologiste Equinoxe, est lui aussi sur la ligne de départ.
Dans cette ville qui vote régulièrement à gauche aux élections nationales, le Rassemblement national veut réaliser une percée, par l’intermédiaire de l’eurodéputé Julien Leonardelli. A l’extrême droite, il sera concurrencé par le candidat Reconquête, Arthur Cottrel, soutenu par Eric Zemmour, venu en meeting le 28 février.
Quelles sont leurs principales propositions ?
Pour tenter d’être réélu dans cette ville de 514 000 habitants, Jean-Luc Moudenc a fait de la sécurité l’un de ses axes de campagne, en promettant notamment une caméra par rue et le renforcement d’une police municipale dont les effectifs, affirme-t-il, ont plus que doublé en douze ans. L’élu porte également le projet d’un nouvel auditorium au sein d’un quartier de la culture, à Montaudran.
Partisan de l’encadrement des loyers, son adversaire François Briançon défend la construction de 15 000 habitations à loyer modéré et la rénovation de 30 000 logements s’il gagne ces municipales, dans une métropole qui va bientôt devenir la troisième ville de France, devant Lyon. Le député LFI François Piquemal prône, lui, aussi l’encadrement des loyers, ainsi que la création d’un « musée des histoires et mémoires de Toulouse » et d’un « centre contre la masculinité toxique », précise La Dépêche du Midi. Il prévoit aussi un « choc d’offre de bus » car « l’urgence est de sortir les Toulousains des bouchons », affirme-t-il selon Actu Toulouse.
Dans la préfecture occitane, les transports occupent en effet une place centrale dans la campagne et les programmes. Deux dossiers sont notamment au cœur des enjeux : le chantier de l’autoroute A69 entre Toulouse et Castres, ainsi que la construction de la ligne à grande vitesse entre Toulouse et Bordeaux. Sur la question ferroviaire, Julien Leonardelli (RN) et Jean-Luc Moudenc sont favorables à ce grand projet, comme François Briançon, même si une partie de sa liste s’y oppose. François Piquemal est lui contre cette nouvelle infrastructure.
Que disent les sondages ?
Selon un sondage Ifop pour Sud Radio et La Dépêche du Midi, publié le 20 février, Jean-Luc Moudenc est crédité de 33% des voix au premier tour, contre 30% pour le socialiste François Briançon et 23% pour le député LFI François Piquemal, alors que le candidat RN Julien Leonardelli recueille 7% d’intentions de vote. A gauche, la question d’une fusion ou d’un désistement de l’une des listes s’annonce donc cruciale dans l’entre-deux-tours.
Des sondages ont testé différentes configurations de second tour, pour lesquelles il faut rester prudent, tant les forces en présence sont impossibles à prévoir avec certitude. Jean-Luc Moudenc paraît favori en cas de maintien des deux listes de gauche, rapporte l’enquête de l’Ifop, que le candidat du RN Julien Leonardelli se qualifie ou non. En cas de duel face à François Briançon, Jean-Luc Moudenc est en revanche en difficulté, selon le sondage.
Un sondage Cluster 17 commandé par La France insoumise, publié à six jours du premier tour, lundi, donne pour sa part des résultats comparables à celui de l’Ifop. Jean-Luc Moudenc est crédité de 33% d’intentions de vote, contre 30% pour François Briançon, 23% pour François Piquemal et 6% pour Julien Leonardelli.
Comment se déroule la campagne ?
A gauche, la campagne locale est marquée par les conséquences des divisions nationales entre La France insoumise et le Parti socialiste. François Briançon a ainsi appelé François Piquemal à une « clarification » après les propos polémiques de Jean-Luc Mélenchon sur Jeffrey Epstein et Raphaël Glucksmann. Faute de quoi, « les conditions d’un accord politique au second tour » ne seraient « pas réunies », selon le candidat PS, de quoi empêcher la gauche de ravir l’hôtel de ville.
La liste LFI « s’engage sans ambiguïté pour une union de la gauche au second tour de l’élection municipale. Le moment n’est plus aux calculs : la ligne doit être claire », a répondu l’équipe de campagne de François Piquemal dans un communiqué. Le candidat a dénoncé les appels de la droite et l’extrême droite au PS pour couper les ponts avec les insoumis. Jean-Luc Moudenc a demandé à François Briançon à cesser de « fermer les yeux sur la nature profonde de La France insoumise », dans la lignée des positions nationales du bloc central.
A quelques jours du scrutin, difficile d’y voir très clair sur l’identité du premier magistrat de la ville après le scrutin. « J’ai toujours dit que le score sera serré », affirme aux Echos le maire sortant, qui balaie toute perspective d’union avec le Rassemblement national en vue du second tour. Les candidats de gauche rappellent également que le candidat de la droite et du centre est mis en cause par l’association Anticor, notamment pour détournement de fonds publics et financement illégal, à propos de sa campagne municipale de 2020. Au total, l’association a déposé trois plaintes, mais à ce stade la justice n’a annoncé aucune poursuite contre Jean-Luc Moudenc. « Le but d’Anticor est de m’empêcher d’être élu », a dénoncé le maire, cité par La Dépêche du Midi.

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