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12 mars 2026Municipales 2026. La santé au cœur des préoccupations des Narbonnais… et des candidats à la mairie ?
La pénurie médicale inquiète à Narbonne. Plus de 6 200 habitants attendent un médecin traitant. Entre salariat municipal, attractivité des jeunes praticiens et défense du service public, les candidats aux Municipales s’affrontent sur les remèdes.
Faut-il qu’une municipalité se substitue à l’État pour pallier le manque de médecins dans nos villes et nos compagnes ? Si oui, elle doit souvent faire le choix de salarier des généralistes pour que les habitants ne se retrouvent pas avec des rendez-vous à plusieurs semaines, voire mois, ou s’entendre répondre un très agaçant « nous n’acceptons plus de nouveaux patients ». Parmi les cinq des six candidats aux Municipales, présents au débat organisé par L’Indépendant ce 10 mars, Alain Peyre (Reconquête) débutait en affirmant : « Il faudrait peut-être créer d’autres maisons de santé pour faire venir des généralistes et spécialistes. Nous devons proposer une attractivité forte, donner une meilleure santé à Narbonne, pour les attirer. Il y a aussi les médecins qui ne se déplacent plus et il va falloir, si nous recrutons, leur dire que leur travail ne se limitera pas au cabinet pour les personnes âgées, malades. »
« 6 200 Narbonnais attendent un médecin traitant »
Nicolas Sainte-Cluque (PS, partis de gauche et Écologistes) rendait compte, d’après le questionnaire de sa liste Narbonne en Grand : « Les urgences sont saturées, le service de médecine générale aussi. Ce sont plus de 6 200 Narbonnais qui attendent un médecin traitant – moi-même aujourd’hui, je n’ai pas de dermato. » Après cette information capitale, il préconisait « de ne pas mettre de médecins sur une liste pour régler le problème, mais des mesures concrètes : créer un centre de santé publique municipal avec des médecins salariés avec une pluridisciplinarité ; rénover la maison médicale de garde en améliorant les capacités d’accueil et les conditions de travail ; un hôpital public fort en centre-ville avec une amélioration de parking à Maraussan ».
« Posons-nous la question des jeunes »
Laurent Fabas (Divers Gauche) préférait lui mettre l’accent sur « l’attractivité de Narbonne vis-à-vis des jeunes médecins et des jeunes en général. Narbonne avait un projet dirigé massivement à destination des jeunes retraités à qui les promoteurs ont vendu de très beaux logements. Nous en sommes ravis mais, 20 ans plus tard, ils ont des besoins de services publics. Et quand on demande aux jeunes pourquoi ils ne restent pas, ils expliquent que la ville est morte à 19 h… Comment fait-on pour garder les jeunes et les médecins ? Ceci passe par la réorientation du développement de la ville à travers l’économie, la culture, le vivre ensemble, la vie nocturne. Posons-nous la question des jeunes ! »
Bertrand Malquier (Nouveau Narbonne), de son côté, ne croit pas « à la fausse bonne idée du médecin fonctionnaire salarié. D’abord, c’est se tirer une balle dans le pied puisque ça correspondrait à accentuer la pénurie médicale. Un médecin salarié va travailler entre 32 et 35 h par semaine alors que le libéral fait 50 h. Vous perdez donc de 15 à 18 h de consultation. Ensuite, c’est un gouffre financier : le recrutement est entre 5 500 à 8 500 € pour un médecin auquel il faut rajouter les charges salariales, patronales, le coût du bâti, les assistantes… ça fonctionne à Port La-Nouvelle avec un déficit d’un demi-million chaque année, mais pas à l’échelle de Narbonne. Ne croyez pas que le médecin mercenaire qui attend d’être salarié va venir à Narbonne. Le vrai médecin, c’est celui qui choisit Narbonne, qui l’épouse. Nous travaillons l’attractivité médicale avec nos partenaires : nous avons ouvert une antenne de la faculté de médecine Montpellier-Nîmes, nous accueillons les stagiaires en leur offrant le logement, les accompagnons sur les offres de loisirs et nous avons déjà les premiers résultats ».
Enfin, Jean-Luc Maury (LFI), inconditionnel défenseur « d’un service de santé publique », affirmait : « L’hôpital public doit être protégé, développé et pas amoindri. Aujourd’hui, on a un plan de privatisation du service de nettoyage qui va provoquer un certain nombre de licenciements. Nous considérons que la clinique privée de Montredon est un non-sens. Elle représente des coûts pour les usagers : la distance, le parking… Il faut modifier les choix de la majorité actuelle à Narbonne. »

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