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12 mars 2026Paris, Lille, Strasbourg… Ces villes où cinq listes pourraient se maintenir au second tour des élections municipales
Cinq listes pourraient se qualifier au second tour dans plusieurs grandes villes, laissant augurer des potentielles quinquangulaires, si aucun impétrant ne se désiste ou ne fusionne sa liste avec une autre entre temps.
Le terme est un peu lourd, pas forcément simple à prononcer, mais il faudra probablement composer une nouvelle fois avec lui ce dimanche 15 mars: plusieurs « quinquangulaires » risquent de voir le jour à l’issue du premier tour des élections municipales 2026, comme cela fut déjà le cas dans une poignée de communes françaises en 2020.
Ces configurations se caractérisent par la présence de cinq listes au second tour. Pour cela, ces dernières doivent réunir au moins 10% des votes exprimés lors de la première manche, ce qui implique un certain éparpillement des voix entre les différentes listes. Ensuite, les uns et les autres peuvent fusionner ou se désister, diminuant le nombre de candidatures.
Paris est un bon exemple de potentielle « quinquangulaire ». Dans la capitale, un sondage Elabe pour BFMTV, publié le 7 mars, donne cinq impétrants au-dessus du seuil de qualification: le socialiste Emmanuel Grégoire (32%), sa rivale Rachida Dati (26,5%), soutenue notamment par Les Républicains, l’eurodéputée d’extrême droite Sarah Knafo (13,5%), le candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel (12%) et enfin la députée insoumise Sophia Chikirou (10,5%).
La présence de nombreux concurrents au second tour peut avoir des conséquences concrètes: par exemple, qu’aucun d’entre eux ne puisse compter à lui seul une majorité de conseillers municipaux pour l’élire maire au Conseil municipal – celui-ci n’étant pas nommé directement par les électeurs. Des alliances peuvent alors être nécessaires. Autrement dit, une forme de « troisième tour ».
Des seconds tours avec LFI et le RN
Paris est loin d’être un cas isolé. D’autres grandes villes sont concernées. À Lille, trois candidats de gauche – Arnaud Deslandes (PS), Stéphane Baly (les Écologistes), Lahouria Haddouche (La France insoumise) – sont annoncés au second tour dans les sondages, tout comme la députée macroniste Violette Spillebout, tandis que l’eurodéputé RN Matthieu Valet navigue autour des 10%.
Une fusion de listes de gauche est donc probable dans la préfecture du Nord, qui a toujours choisi le PS (ou son ancêtre, la SFIO) sous la Ve République.
Dans l’Est, un autre match à cinq est possible à Strasbourg où la socialiste Catherine Trautmann caracole en tête des intentions de votes, devant la maire sortante écologiste Jeanne Barseghian ainsi que le candidat LR Jean-Philippe Vetter, tandis que Virginie Joron (RN) et Florian Kobryn (LFI) peuvent viser une qualification au second tour.
Dans ces différentes configurations, plusieurs éléments sont notables. D’abord, la présence de La France insoumise. Habitué à enjamber ces élections, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a changé de braquet pour 2026, s’investissant pleinement pour peser dans le scrutin avec les candidatures de plusieurs figures du mouvement.
Surtout, la plupart des insoumis se sont présentés en solitaire, ce qui a pour effet de disperser des voix à gauche, mais aussi d’obliger certains de leurs concurrents à composer avec eux au second tour pour remporter une mairie.
De l’autre côté du spectre politique, le Rassemblement national veut aussi se faire une place dans les grandes villes où il est généralement très faible. Le parti d’extrême droite ne vise pas forcément des victoires, mais aussi des entrées dans les conseils municipaux via une qualification au second tour. D’où la candidature à Lille du médiatique Matthieu Valet, dont la notoriété pourrait aider à atteindre les 10%, et son intérêt à se maintenir au second tour.
Le poids du RN et de LFI dans ces élections, permis par leur stratégie, mais aussi leur progression au niveau national (en 2020, les insoumis comptaient 17 députés, ils en ont 71 désormais, les lepénistes en avaient 8, contre 122 aujourd’hui), ne signifie pas pour autant que l’apparition de quinquangulaires consituerait une nouveauté.
En 2020, Libération en dénombrait 12, après les éventuels retraits ou fusions de listes opérées lors de l’entre-deux-tours, citant notamment Digne-les-Bains, la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence.

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