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Alors que Donald Trump vient de tenir sa première conférence de presse sur le conflit en Iran, les coulisses de sa communication interrogent. Entre appels en pleine nuit et refus des protocoles de sécurité, le smartphone est devenu le prolongement indispensable des chefs d’État modernes.
Lundi soir, Donald Trump a enfin pris la parole officiellement sur la guerre en Iran. Mais en coulisses, le président américain n’a jamais cessé de communiquer. Selon plusieurs journalistes, il continue de répondre personnellement à son téléphone portable, y compris à des heures improbables. Quelques heures après le début des hostilités, il aurait ainsi répondu à une journaliste du Washington Post à 4 heures du matin, tout en commentant l’actualité devant sa télévision.
Un rapport risqué à la technologie
Ce lien charnel avec son smartphone ne date pas d’hier, mais il a souvent fait trembler les services de sécurité. En 2017, lors de son premier mandat, Donald Trump avait refusé de remettre son appareil aux services secrets pour qu’ils le sécurisent. Conséquence directe: il aurait été mis sur écoute par les services chinois et russes.
Il a également révolutionné la diplomatie mondiale par ses usages numériques, postant pas moins de 11.000 tweets en quatre ans pour commenter la marche du monde en temps réel.
Des pionniers américains: du numéro « 1 » au BlackBerry
L’histoire d’amour entre la Maison Blanche et le téléphone est ancienne. Le premier président à avoir utilisé une ligne fixe en fonction fut Rutherford B. Hayes, élu en 1877. Son numéro était simple: le « 1 ».
Plus tard, Barack Obama est devenu le premier président « accro » au smartphone. Attaché à son BlackBerry, il avait contraint les services de sécurité à développer des protocoles spécifiques pour qu’il puisse conserver son appareil, une première historique.
Poutine et De Gaulle: les résistants au smartphone
À l’inverse, certains dirigeants cultivent la distance avec les ondes. Vladimir Poutine affirmait encore en 2018 ne pas posséder de smartphone. Sur les clichés officiels, le maître du Kremlin apparaît systématiquement avec un téléphone fixe massif, très « old school », ou un téléphone portable rudimentaire.
En France, le général de Gaulle vouait une véritable détestation à cet outil. Pour lui, il était hors de question d’être dérangé : aucune ligne directe n’existait dans son bureau à l’Élysée et il fallait impérativement passer par le standard. Chez lui, l’unique appareil était relégué sous l’escalier.
Emmanuel Macron: le smartphone comme symbole officiel
Il faudra attendre Emmanuel Macron pour que le smartphone soit officiellement sacralisé comme un attribut du pouvoir. Sur sa photo officielle, le président de la République pose devant son bureau où trônent deux iPhone. Un choix de communication fort de l’Élysée pour illustrer un président « connecté », en phase avec son époque et travaillant sans relâche. Une nouvelle ère de la fonction présidentielle, désormais indissociable du réseau.

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