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12 mars 2026« Sauver des millions de paires qui partent à la poubelle » : comment l’association Sneak’CoeurZ donne une seconde vie à nos baskets
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Temps de lecture : 3min – vidéo : 4min
Les baskets, chaussures les plus vendues au monde, peuvent coûter très cher. Aussi, l’association « Sneak’CoeurZ » collecte les vieilles paires pour leur offrir une deuxième vie.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
« Notre idée pour la France, c’est de sauver des millions de paires de baskets qui partent à la poubelle chaque année. On les trie, on les nettoie, on les répare pour leur donner une seconde vie », expliquent les membres de l’association Sneak’CoeurZ. Des baskets de seconde main, 60% moins cher que le prix du neuf. Pour ceux qui l’ont testé, plus question de revenir en arrière. « Oh, elles sont super confortables », assure une cliente. « C’est bon pour la planète, puis si ça peut faire du bien aux porte-monnaie, c’est toujours sympa », abonde un homme.
Trois cents millions : c’est le nombre de paires de baskets qui, chaque année en France, partent à la poubelle. Dans cette association, Sneak’CoeurZ, elles arrivent par sacs entiers. « Ce qui est rédhibitoire aujourd’hui, c’est principalement les trous dans les semelles. Malheureusement, ça va aller au rebut », montre Mohamed Boukhatem, le directeur général de l’association. Objectif ? En sauver un maximum. « Celle-là est sauvable. Vous voyez, elle est bien sûr très sale. On va travailler sur un gros, gros nettoyage en profondeur », poursuit-il.
Ressusciter nos vieilles baskets, c’est l’idée de Mohamed Boukhatem. Direction l’atelier, là où tout a commencé. « La clinique des baskets », glisse-t-il. Pour rassurer les acheteurs, il faut d’abord lever un frein. « Le steamer, c’est une étape hyper importante, parce que ça vient éliminer les bactéries, la vapeur chaude, ça tue tout. Il faut vraiment récupérer une basket où il n’y a plus d’odeur », poursuit-il. Une fois désinfecté, le cuir est brossé pour enlever les taches. Traitement choc ensuite pour les semelles, enduites d’un produit qui réagit aux ultraviolets. « Ça va permettre d’avoir une basket qu’on va pouvoir reporter et de retrouver le côté blanc de la semelle qu’on avait au début », détaille Paul Defawes-Abadie, encadrant technique de l’association Sneak’CoeurZ.
Derniers préparatifs avant la séance d’UV. « On va la mettre dans la boîte. Elle va rester au minimum deux heures », explique le professionnel. Un petit accroc, une tache… Ici, tout est corrigé. Chaque mois, 400 paires de baskets repartent dans le circuit. Elles sont revendues sur internet entre 15 et 60 euros la paire, selon l’état. « On ouvre notre site internet fin mars, et vous pourrez acheter dans toute la France », précise Angela Rodriguez, responsable communication de l’association.
Pour enseigner à faire durer les baskets, l’association Sneak’CoeurZ organise des ateliers. Autour de la table, ce jour-là, les jeunes. La recette est simple. « Ce sont des produits qu’on peut trouver dans les commerces plutôt classiques. Il y a du savon de Marseille, du vinaigre blanc, du bicarbonate de soude », détaille Mohamed Boukhatem.
Pour retaper les chaussures les plus abîmées, il leur apprend à les customiser. Un an après son lancement, la boutique de l’association attire de plus en plus de jeunes, comme Nestor : « C’est super, parce qu’on retrouve des chaussures qui sont beaucoup moins chères ». Une bonne affaire, surtout quand les pieds grandissent vite. Ici, même les modèles très recherchés ne dépassent pas 60 euros. Une aubaine aussi pour les collectionneurs.

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