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12 mars 2026Tête de porc à Nice, suspense à Marseille, meeting d’Édouard Philippe : l’hebdo des municipales 2026
► En bref
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Pour son dernier meeting avant le premier tour, Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI à la mairie de Paris, a appelé jeudi soir ses militants à « résister » contre « l’alliance de la droite et de l’extrême droite » entre Rachida Dati et Sarah Knafo. « L’alliance de la droite et de l’extrême droite veut faire tomber Paris, parce qu’elle pense que si la capitale tombe, le pays tombera avec, en 2027. Mais Paris ne tombera pas, Paris résistera ! », a lancé le candidat devant 3 000 militants rassemblés au Cirque d’Hiver, dans une ambiance survoltée.
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Sa principale concurrente, la candidate de la droite Rachida Dati, était elle aussi en meeting le même soir à l’Élysée Montmartre. « J’en appelle à l’union de tous les Parisiens qui veulent en finir avec cette gauche radicale qui détruit notre ville et nos valeurs », a-t-elle déclaré devant plus d’un millier de sympathisants scandant « changer Paris avec Dati ».
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Deux hommes, dont un ancien policier connu de Christian Estrosi, étaient en garde à vue, mercredi 11 mars, dans l’enquête sur la tête de porc retrouvée devant le domicile du maire de Nice. Le 27 février au soir, Christian Estrosi, qui brigue un 4e mandat, a trouvé une tête de porc accompagnée d’une affiche avec une étoile de David et une insulte devant son domicile. Un événement qui a bousculé la campagne fratricide avec son rival, le député UDR Éric Ciotti, allié du Rassemblement national, favoris des sondages. L’enquête semble écarter une implication étrangère et s’orienter vers une manipulation émanant du camp Estrosi sans qu’il soit possible de dire à ce stade si Christian Estrosi était au courant ou pas, selon plusieurs sources proches du dossier.
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Édouard Philippe a appelé son camp mercredi soir à la « mobilisation » pour être « en tête au premier tour » au Havre, à quatre jours d’élections municipales déterminantes pour le président d’Horizons, candidat à l’élection présidentielle. Le maire de la cité portuaire a réuni environ 600 de ses partisans au théâtre Le Normandy, alors qu’un sondage Opinionway le donne pour la première fois perdant face au député communiste Jean-Paul Lecoq, dans l’hypothèse d’une triangulaire avec le candidat UDR-RN Franck Keller, testé à 18 % au premier tour.
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Ingérence étrangère. Les candidats LFI à Marseille et Toulouse ont été la cible d’une campagne numérique de dénigrement, dont l’origine géographique n’a pas encore été déterminée par les autorités. Cette opération de manipulation fait suite à une autre opération contre le candidat de centre-droit à la mairie de Paris, Pierre-Yves Bournazel, attribuée par Viginum, le service chargé de lutter contre ces manipulations en ligne, à un réseau lié à la Russie.
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La France insoumise a donné ses conditions pour des fusions – dont le Parti socialiste ne veut pas entendre parler – entre listes de gauche pour le second tour des municipales, excluant une nouvelle fois tout désistement. Comme depuis plusieurs jours, la formation de Jean-Luc Mélenchon, qui part seule dans la majorité des cas aux municipales, a plaidé pour une « fusion technique à chaque fois que le risque de la droite et de l’extrême droite existe ». À savoir une fusion entre les deux tours avec les autres listes de gauche, mais sans accord programmatique et obligation de gérer la commune ensemble.
► Reportages à Marseille : premier volet
À Marseille, la gauche défend son bilan et la « vraie vie »
Le Printemps marseillais, la coalition de gauche à la tête de la mairie depuis 2020, est né d’une colère contre l’habitat indigne et l’insalubrité des écoles dans de nombreux quartiers de la cité phocéenne. Six ans plus tard, l’équipe municipale met en avant ses réalisations dans une campagne qu’elle juge prise en otage par les débats nationaux.
► Reportages à Marseille : deuxième volet
Le « vivre ensemble » marseillais à l’épreuve de la montée du RN
Crédité de plus de 30 % des intentions de vote, le Rassemblement national croit en ses chances d’emporter la bataille municipale à Marseille. Nombre d’habitants de la deuxième ville de France, cosmopolite et multiculturelle depuis des générations, s’inquiètent de la victoire possible d’un parti qui reste associé au rejet des étrangers.

► La bataille pour Paris : épisode 7
Les candidats appellent tous au « vote utile »
Dans la dernière ligne droite de la campagne des municipales avant un premier tour, dimanche 15 mars, qui s’annonce très ouvert à Paris, les principaux candidats appellent tous au « vote utile » pour convaincre les électeurs de leur accorder leur voix.

► Dans Mardi Politique
Rachid Temal (PS) : « La guerre en Iran est illégale et ne respecte pas le droit international »
Au onzième jour de guerre en Iran, le conflit s’étend dans la région. Pour Rachid Temal, sénateur du Val d’Oise et président délégué du groupe socialiste, écologiste et républicain au Sénat, « cette guerre est illégale car elle ne respecte pas le droit international » et « les buts de guerre d’Israël et des Etats-Unis ne sont pas les mêmes ». Le Liban n’est pas épargné, le sénateur socialiste estime que « le Hezbollah préfère le régime des mollahs au peuple libanais ».
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► Le chiffre de la semaine : 76
76 % des électeurs disent se déterminer sur des enjeux locaux plutôt que nationaux
Une écrasante majorité de Français ne considèrent pas l’étiquette politique du maire comme un critère très important de leur choix électoral, selon une étude Ipsos-BVA-Cesi pour le Cevipof, la fondation Jean-Jaurès et le Monde publiée lundi 9 mars.
Alors que certains partis, comme le Rassemblement national ou La France insoumise, tentent de nationaliser le débat pour installer le match de la présidentielle, 76 % des personnes interrogées disent se déterminer sur des enjeux locaux plutôt que nationaux.
Seuls 8 % des Français jugent important que le maire soit « de la même sensibilité politique » qu’eux alors que 64 % évoquent son honnêteté, 52 % le fait qu’il tienne ses promesses et 32 % qu’il connaisse bien ses dossiers dans les critères pour lui faire confiance.

► L’info insolite de la campagne
À Marseille, les listes électorales comptent un nombre étonnamment élevé de « supercentenaires », âgés de plus de 110 ans et même celle qui devrait du même coup être la doyenne de l’humanité, une dame de… 120 ans. Problème : la plupart sont en réalité décédés, parfois depuis de nombreuses années.
Une anomalie relevée par plusieurs candidats aux municipales dans la deuxième ville de France, s’interrogeant sur les risques de fraude. Le candidat du Rassemblement national Franck Allisio a d’ailleurs annoncé avoir effectué un signalement au titre de l’article 40 au procureur de la République.
Il s’étonne notamment que Marseille compte « 785 électeurs âgés de cent ans ou plus (…) ce qui peut interroger au regard des données démographiques habituellement observées ». « Je sais bien que le régime méditerranéen est celui qui prolonge le plus à la longévité mais je ne savais pas qu’on avait la doyenne de l’humanité à Marseille », ironise l’élu.
La dame en question est née le 24 décembre 1905 en Italie et figure sur la liste électorale de la mairie du 11-12e arrondissement, selon un document consulté par l’AFP.
Sylvain Souvestre (LR), maire du secteur, a également alerté le préfet sur ce cas et « le nombre très important de personnes décédées et toujours inscrites sur les listes électorales », actes de décès à l’appui.
Avec AFP
Source : www.france24.com

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