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12 mars 2026La guerre en Iran a aussi bouleversé la vie d’étudiants étrangers. En Ouganda, quarante-trois étudiants ont été évacués cette semaine, mais certains ont choisi de rester pour ne pas interrompre leurs études.
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Samedi 28 février dans la matinée, lorsque les premières frappes américaines et israéliennes touchent l’Iran, Isaac Nimwesiga, étudiant ougandais en architecture, est en cours à l’université Ahlul Bayt à Téhéran.
Très vite, les étudiants comprennent que la situation peut devenir dangereuse. « Au début, nous ne les avons pas entendues, mais nous avons vu la fumée, et nous avons compris que la guerre avait commencé », relate l’étudiant.
Comme des dizaines d’autres étudiants ougandais, Isaac Nimwesiga décide de quitter la capitale iranienne. Mais l’espace aérien est fermé. La seule option est alors de rejoindre la Turquie par la route. « Nous avons dû fuir pour sauver nos vies. Nous n’avions jamais vécu une situation comme celle-là. Voir la fumée et entendre les explosions, c’était vraiment effrayant », poursuit le jeune homme.
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Commence alors un long trajet : bus jusqu’à la frontière turque, route vers Istanbul, puis avion vers l’Ouganda. Un périple de cinq jours avant l’arrivée à Kampala. Mais tous les étudiants n’ont pas fait ce choix.
Huit d’entre eux ont décidé de rester en Iran malgré les bombardements, certains craignant de perdre plusieurs années d’études et de ne pas pouvoir se payer un billet retour.
Isaac Nimwesiga, lui, espère pouvoir retourner un jour à Téhéran pour terminer sa formation. Devenir architecte, dit-il, reste son rêve.
C’était une journée de travail comme les autres, mais vers neuf heures du matin il y a eu des explosions dans la ville. Au début, nous ne les avons pas entendues, mais nous avons vu la fumée, et nous avons compris que la guerre avait commencé. Nous avons donc dû chercher un moyen de quitter le pays…
Entretien avec Isaac Nimwesiga, 25 ans, étudiant en architecture à l’université internationale Ahlul Bayt à Téhéran
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