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12 mars 2026VIDEO. Emmanuel Macron confirme le déblocage historique par 32 pays de 400 millions de barils de pétrole, dans l’espoir de calmer les marchés
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Cette décision prise « à l’unanimité » entre les 32 pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), dont la France, débouche sur « le plus important » déblocage de stocks de son histoire.
« C’est la plus grande libération de barils. » Emmanuel Macron a confirmé, mercredi 11 mars, le déblocage historique de 400 millions de barils de pétrole provenant des réserves stratégiques, précisant qu’il équivalait au volume de vingt jours d’exportation par le détroit d’Ormuz. Le président de la République a fait cette annonce à l’issue d’une visioconférence avec les dirigeants des pays du G7, dont le but était d’évoquer « les conséquences économiques » de la guerre au Moyen-Orient et « les mesures pour les atténuer », notamment sur le front énergétique.
C’est le déblocage « le plus important » de l’histoire de l’institution, organisé dans le but de calmer les marchés. L’objectif est d’envoyer « un signal clair pour faire baisser les prix mondiaux », a souligné Emmanuel Macron. La France va elle-même débloquer jusqu’à 14,5 millions de barils. Le président de la République a aussi suggéré à ses partenaires d’appeler les autres pays à « s’abstenir de toute restriction aux exportations de pétrole et de gaz, qui pourraient déstabiliser les marchés ».
De plus, Emmanuel Macron a exhorté Donald Trump et les autres dirigeants des pays membres du G7 à se « coordonner » afin de « rétablir clairement la liberté de navigation », « dès que possible », alors que le détroit d’Ormuz dans le Golfe est de facto impraticable pour l’acheminement d’hydrocarbures. Le blocage du détroit d’Ormuz empêche la circulation de 20% de la production mondiale de pétrole en raison de la guerre au Moyen-Orient. Mais il « ne justifie en aucun cas de lever les sanctions » exercées contre la Russie, a assuré ensuite Emmanuel Macron. « Dans les conclusions de ce G7 » exceptionnel tenu en visioconférence, le « consensus » a tenu « pour dire qu’on ne devait pas changer notre position à l’égard de la Russie et maintenir l’effort pour l’Ukraine », a déclaré le chef de l’État, au nom de la France, qui est l’Etat qui préside le groupe pour l’année.
Emmanuel Macron a en outre prévenu que les capacités militaires de l’Iran n’étaient « pas réduites à zéro » par les frappes américaines et israéliennes et renvoyé à Donald Trump la décision de « clarifier à la fois ses objectifs finaux et le tempo qu’il veut donner aux opérations ». « Il y a déjà aujourd’hui des dommages considérables qui ont été portés aux capacités balistiques militaires de l’Iran (mais il) continue d’agresser plusieurs pays de la région », a affirmé le chef de l’Etat, à l’issue d’une réunion des dirigeants du G7.

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