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12 mars 2026Vrai ou faux. Les stations-service ont-elles vraiment mis en place un brouillage pour qu’on ne puisse pas prendre en photo ou filmer les prix à la pompe ?
Alors que le détroit d’Ormuz est toujours bloqué, en pleine guerre au Moyen-Orient, le prix du baril de pétrole a passé de nouveau la barre symbolique des 100 dollars. En France, les prix du carburant sont donc toujours au plus haut, jeudi 12 mars, et cela provoque la colère des automobilistes, une grogne qui s’exprime notamment sur les réseaux sociaux, avec du vrai et du faux parmi les publications.
**Dans des vidéos, certains internautes affirment, par exemple, que des stations-essence ont mis en place un brouillage pour éviter qu’on photographie les prix à la pompe. C’est le cas d’une automobiliste qui filme un panneau qui annonce les tarifs à la pompe d’une station U. Mais sur les écrans qui affichent les prix des différents carburants, on ne voit que des traits rouges qui apparaissent et disparaissent.
En réalité, il n’y a pas de brouillage, il s’agit juste d’un phénomène physique simple. Les chiffres affichés sur les écrans LED à l’entrée des stations-service ne sont pas fixes, ils clignotent. Ils apparaissent et disparaissent à une vitesse de 60 à 120 images par secondes. L’œil humain ne perçoit pas ce clignotement, car l’image persiste sur notre rétine. Mais ce n’est pas le cas des caméras de smartphone qui sont, par défaut, programmées pour capter seulement 30 images par seconde. Pour prendre les chiffres en photo ou en vidéo, il suffit donc de modifier les réglages de son téléphone et d’augmenter ce qu’on appelle les fps (frame per second) en français : les images par seconde.
Les internautes pratiquent le « name and shame »
D’ailleurs, d’autres internautes arrivent très bien à prendre les prix en photo, et s’en servent pour dénoncer les distributeurs abusifs. Sur des photos et vidéos, on voit des panneaux d’affichage avec des tarifs très hauts, la marque de la station bien visible à l’image et souvent, le lieu précisé en légende.
C’est ce qu’on appelle le « name and shame » ou nommer et faire honte, une façon de pointer du doigt les distributeurs. Le gouvernement n’exclut pas d’adopter lui-même cette pratique. La semaine dernière, le ministre de l’Économie Roland Lescure déclarait ainsi qu’il n’hésiterait pas à rendre public les noms des stations qui profiteraient de la situation. Le gouvernement mène d’ailleurs des contrôles actuellement, quelque 513 stations-service ont été visitées et 5% d’entre elles « ont fait l’objet de suites correctives et répressives », a indiqué le ministre du Commerce Serge Papin. Ces stations ont dû payer des amendes en raison d’« anomalies » sur l’affichage des prix, avec par exemple des tarifs affichés plus bas qu’ils ne le sont réellement à la pompe.

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