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Le prix du baril se stabilise, après plusieurs annonces américaines liées à l’approvisionnement des marchés pétroliers. Mais l’enlisement du conflit en Iran et le blocage du détroit d’Ormuz continuent d’inquiéter les acteurs financiers, et de nourrir la grande volatilité des bourses internationales.
Le prix du pétrole se stabilise vendredi, après avoir bondi de 10% la veille, le baril de Brent se maintenant autour de 100 dollars, tandis que les Bourses asiatiques se sont repliées dans des marchés demeurant sous forte tension.
Ce matin, le cours du baril de West Texas Intermediate (WTI), référence du marché américain, cédait 0,09% à 95,65 dollars, après avoir évolué en hausse de 1,6% en début d’échanges asiatiques. Le baril de Brent, référence du marché mondial, gagnait 0,31% à 100,77 dollars. Il avait terminé jeudi au-delà de 100 dollars pour la première fois depuis août 2022.
Dans un effort supplémentaire pour apaiser quelque peu les tensions sur l’offre, les Etats-Unis ont annoncé tard jeudi autoriser, de manière temporaire, la vente du pétrole russe stocké sur des navires. Avant cela, cependant, les marchés n’ont pas été calmés par la décision des membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) de prélever un volume historiquement élevé de pétrole dans les réserves stratégiques — 400 millions de barils puisés dans les stocks de 32 pays.
Les volumes en chute libre
A eux seuls, les Etats-Unis vont apporter progressivement 172 millions de barils étalés sur 120 jours. « Si l’on suppose un calendrier similaire pour les autres pays, on arrive à 3,3 millions de barils/jour », selon les experts d’ING, soit très en-deçà des volumes perdus en raison du conflit, estimés par l’AIE à 10 millions de barils/jour. Depuis le déclenchement du conflit le 28 février, la circulation est quasi-paralysée dans le détroit d’Ormuz, par où transite habituellement 20% de la production mondiale de pétrole.
De fait, la décision de l’AIE « n’a pas empêché la poursuite de la hausse des cours du pétrole (…) L’important écart résiduel entre l’offre et la demande mondiales incitera les acheteurs à continuer de faire grimper les prix, tant que la guerre se poursuivra », insistent les analystes du cabinet BMI.
« Tout repose sur la durée du conflit, un sujet sur lequel les signaux envoyés ont été confus (…) Le transit par Ormuz s’est réduit à un filet, et l’Iran continue de concentrer ses attaques sur les infrastructures régionales pétrolières et gazières ainsi que sur le trafic maritime », ajoutent les analystes du cabinet BMI .
De son côté, le président américain Donald Trump semble remiser au second plan l’impact sur le marché pétrolier : « En tant que président, ce qui est beaucoup plus important pour moi, c’est d’empêcher un empire du mal, l’Iran, de se doter d’armes nucléaires et de détruire le Moyen-Orient, voire le monde entier », a-t-il insisté sur sa plateforme Truth Social.
La situation régionale reste très incertaine: l’armée iranienne a menacé d' »incendier » et « détruire » des installations pétrolières et gazières au Moyen-Orient, en cas d’attaque contre les infrastructures énergétiques et les ports d’Iran.
Effets néfastes sur l’inflation
Face à l’absence d’accalmie sur les marchés pétroliers, les Bourses asiatiques s’inscrivaient vendredi dans le rouge. A Tokyo, l’indice vedette Nikkei a clôturé en repli de 1,16% à 53.819,61 points. L’indice élargi Topix a perdu 0,57%. A Séoul, l’indice phare Kospi a lâché 1,72%. Taipei a cédé 0,54%, Sydney 0,14%, et l’indice hongkongais Hang Seng abandonnait 0,79% vers 06H30 GMT.
« Il semble que le marché ait révisé son calendrier concernant la durée de la fermeture du détroit d’Ormuz et du conflit dans son ensemble, en repoussant cette échéance plus loin dans le temps », constate Chris Weston, du courtier Pepperstone.
« Cela suggère que la situation pourrait avoir des effets plus néfastes sur l’inflation, potentiellement sur la consommation et, à un stade ultérieur, peut-être sur les bénéfices des entreprises », relève-t-il.
Pour l’heure, toutefois, « les caractéristiques dominantes demeurent la hausse des prix de l’énergie et une volatilité extrêmement élevée sur les marchés », conclut M. Weston.
Sur le marché des changes, la monnaie américaine s’affichait stable à 159,35 yens pour un dollar, après avoir été de nouveau poussée la veille par les tensions géopolitiques et les craintes inflationnistes. L’or cédait 0,24% à 5.091 dollars l’once.
Source : www.bfmtv.com

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