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13 mars 2026Malgré la guerre, des milliers de manifestants pro-régime ont manifesté à Téhéran, dans le cadre de la “Journée de Jérusalem”, rapporte Al-Jazeera. D’après le média qatari, ces derniers scandaient les slogans “Mort à Israël” et “Mort à l’Amérique”, en ce quatorzième jour de conflit.
Le site panarabe Middle East Eye affirme que le président iranien Masoud Pezeshkian, le chef de la sécurité Ali Larijani et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi étaient présents. Des frappes auraient eu lieu non loin du rassemblement, précise néanmoins la chaîne américaine CNN. En témoignent des vidéos publiées sur les réseaux sociaux.
Aussi appelée “Journée Al-Qods”, la “Journée de Jérusalem” est traditionnellement organisée le dernier vendredi du ramadan, reprend Al-Jazeera. “Cette commémoration est historiquement liée à l’Iran, elle a été créée en 1979 par le premier dirigeant de la république islamique, l’ayatollah Rouhollah Khomeyni” et vise à exprimer sa solidarité avec la Palestine.
L’attaque meurtrière contre des militaires français au Kurdistan irakien a été revendiquée par le groupe armé pro-iranien Ashab Al-Kahf. Ce vendredi 13 mars, Emmanuel Macron a écarté toute possibilité de riposte. “J’ai rappelé la position de la France. Elle est claire dans la région, elle est défensive. Nous ne sommes pas engagés en guerre contre qui que ce soit”, a déclaré le chef de l’État. Mais qu’il le veuille ou non, la France est “de plus en plus entraînée malgré elle dans le conflit iranien”, estime le journal suisse Le Temps.
Un soldat, l’adjudant-chef Arnaud Frion, a été tué le 12 mars dans cette attaque de drones et six autres personnes ont été blessées. Dans un communiqué relayé sur son compte Telegram, l’organisation Ashab Al-Kahf a annoncé que, à la suite du déploiement du porte-avions Charles de Gaulle dans la région, elle prendrait pour cible “tous les intérêts français en Irak et dans la région”. Ce qui pousse la presse européenne à s’interroger : assiste-t-on à un tournant pour la France dans le conflit iranien ?
“Le ministre de la Défense américain Pete Hegseth affirme que le nouveau guide suprême iranien se cache, qu’il est ‘blessé’ et ‘sans doute défiguré’”, rapporte la chaîne américaine CNN. Des déclarations qui sonnent comme une réponse au premier communiqué du fils de feu l’ayatollah Ali Khamenei.
Le 12 mars, Mojtaba Khamenei avait en effet promis “vengeance” contre les États-Unis et Israël, salué l’action du Hezbollah libanais et des milices chiites irakiennes appartenant à “l’axe de la résistance”, appelé à fermer le détroit d’Ormuz et menacé d’ouvrir de “nouveaux fronts” si la guerre ne s’arrêtait pas. Ce faisant, il semble déterminé à adopter une politique “dans la lignée de son père”, remarque la presse persanophone. Même si cela implique d’“embraser la région” pour sauver le régime.
De fait, les pays du Golfe continuent à être ciblés. Une nouvelle attaque de drones a notamment eu lieu à Dubaï, où un bâtiment du centre d’affaires a été endommagé par un débris, lit-on dans le journal économique The Financial Times.
“Une flottille de superpétroliers fait route” vers Yanbu, indique aussi le quotidien britannique, qui parle d’“environ trente” de ces bateaux capables de transporter chacun “plus de 2 millions de barils de pétrole”. Pour contourner le blocage du détroit d’Ormuz, Riyad activé son oléoduc de 1 200 kilomètres vers le port de Yanbu, en mer Rouge. Mais cette solution de repli implique de passer par un autre détroit, celui de Bab El-Mandeb, à portée de missile des houthistes yéménites, alliés de l’Iran.
Face à l’explosion des prix du carburant depuis le début de la guerre en Iran, Washington a autorisé, jusqu’au 11 avril, la vente d’une partie du pétrole russe stocké sur des navires. Cette annonce a rapidement fait réagir les principaux alliés de l’Ukraine, inquiets face à un tel revirement vis-à-vis de Moscou.
“Les Européens refusent de suivre l’exemple américain”, rapporte le titre économique Handelsblatt. Le chancelier allemand Friedrich Merz a qualifié la décision américaine de “mauvaise”, estimant que la Russie pourrait profiter du conflit iranien. Une position partagée par le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre. “Tous deux ont rappelé que les États européens continueraient à soutenir l’Ukraine dans son combat contre la Russie”.
Six militaires américains sont décédés le 12 mars dans le crash d’un avion de ravitaillement KC-135 Stratotanker, envoyé dans la région dans le cadre de la guerre en Iran, ont confirmé ce vendredi les États-Unis.
Une enquête est en cours pour déterminer les causes de l’incident, affirme CNN. Mais la Résistance islamique en Irak, “un groupe de factions pro-Iran”, a revendiqué l’attaque, sans fournir de preuves de son implication. Ce groupe affirme avoir également visé un autre KC-135 Stratotanker, qui aurait été forcé à atterrir.
“Un KC-135 Stratotanker coûte environ 40 million de dollars, précise le site américain ABC News. Depuis plus de 60 ans, c’est un appareil clé pour assurer l’approvisionnement en carburant des forces américaines sur terre, dans les airs et en mer.”
“D’après les autorités [sri lankaises], 45 corps qui avaient été conservés dans des compartiments réfrigérés du Galle National Hospital ont déjà été transportés [ce matin] à l’aéroport international de Mattala Rajapaksa afin d’y être rapatriés”, affirme le média sri lankais The Daily Mirror. Mais au total, 84 corps doivent être renvoyés en Iran ce 13 mars.
Les soldats décédés faisaient partie de l’équipage du navire de guerre iranien Iris Dena, ciblé la semaine dernière par les États-Unis à environ 40 kilomètres des côtes sri lankaises. Après cette attaque à la torpille, lancée par un sous-marin américain, la marine sri lankaise avait secouru 32 Iraniens, rapporte la chaîne britannique BBC. “Ces derniers figuraient parmi les 130 personnes qui se trouvaient probablement à bord du navire iranien.”
Source : www.courrierinternational.com

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