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VALERIE DUBOIS / Hans Lucas via AFP
Sarah Knafo est la candidate aux municipales qui a suscité le plus d’engagement sur les réseaux sociaux.
La campagne s’achève, et le sentiment qu’elle a été reléguée au second plan domine largement. Alors que dimanche, des millions de Français se rendront aux urnes pour élire leurs maires, beaucoup estiment que les enjeux de la campagne n’ont pas suffisamment été traités. Sans doute parce qu’elle a été bousculée par plusieurs grosses séquences d’actualité (adoption du budget, mort de Quentin Deranque à Lyon, déclenchement de la guerre en Iran…).
Une étude publiée ce vendredi montre bien qu’elle est largement passée sous les radars, y compris sur les réseaux sociaux. Réalisée par Visibrain, une plateforme de veille en temps réel, elle révèle que les échanges sur les élections municipales sont éclipsés par l’actualité internationale depuis le 28 février, date des frappes lancées par les États-Unis et Israël sur l’Iran.
Les chiffres sont éloquents. Le 1er mars, 550 000 messages ont été postés en France sur les réseaux sociaux en lien avec le Moyen-Orient, contre 100 000 en lien avec le scrutin municipal. Quelques jours plus tard, tandis que les chaînes d’informations en continu étaient toujours en édition spéciale, les messages en lien avec la guerre en Iran étaient de l’ordre 250 000. Contre 100 000 pour les élections. Certes l’écart n’a eu de cesse de se creuser (l’intérêt pour les municipales ayant tendance à augmenter à mesure que la date du vote approche), mais l’actualité internationale surpasse toujours.
À noter que ces dernières heures, les posts, les publications et les tweets en lien avec les municipales sont légèrement repassés au-dessus de ceux portant sur l’Iran. Ainsi, le 12 mars, les deux actualités se sont entrechoquées. Un phénomène qui peut s’expliquer par l’imminence du scrutin, la nécessité de faire un choix et la multiplication des débats locaux dans les médias régionaux, France 3 et Ici en tête.
TikTok, central pour faire campagne
La candidate aux municipales qui a bénéficié du plus gros taux d’engagement sur les réseaux sociaux est Sarah Knafo (Reconquête). La députée européenne d’extrême droite, proche d’Éric Zemmour, est très active sur les réseaux sociaux. À grand renfort d’intelligence artificielle, elle crée des vidéos de toutes pièces destinées à faire réagir et à créer de la polémique, obligeant ses opposants à lui répondre. Une stratégie délibérée basée sur une saturation de la bande passante. Sarah Knafo publie en moyenne 7 fois par jour sur Facebook et 3 sur TikTok, selon Visibrain. Sur la plateforme chinoise, très prisée des adolescents, elle surpasse sans conteste tous ses concurrents.
Et l’élue d’extrême droite sait ce qu’elle fait : TikTok est le réseau social sur lequel les élections municipales suscitent le plus d’engagement et d’intérêt. « Contrairement à la précédente campagne municipale, TikTok s’impose désormais comme un véritable terrain de visibilité et de confrontation pour les candidats, devenu central dans leurs stratégies de communication à l’approche du scrutin », relève Visibrain.
Outre Sarah Knafo, d’autres candidats ont fait de leur présence sur les réseaux sociaux un axe important de la campagne. En deuxième position, on retrouve Rachida Dati (LR), suivie de Sébastien Delogu (LFI), candidat à Marseille. En dehors des grandes villes, certains misent beaucoup sur les plateformes numériques pour faire parler d’eux et mettre en avant leurs idées. Citons Stéphane Lang, candidat à Reims inconnu sur la scène nationale, François Grosdidier à Metz ou encore Fahad Raja Muhammad, âgé de 20 ans et présent sur la ligne de départ à Strasbourg. « Ils parviennent à rivaliser en visibilité malgré une base d’abonnés bien plus limitée, preuve que TikTok peut rebattre les cartes de la visibilité politique », observe Visibrain. À l’approche de 2027, et d’une élection présidentielle très disputée, il y a sûrement certains enseignements à tirer de ces chiffres.
Source : www.huffingtonpost.fr

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