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13 mars 2026Dans la guerre en Iran, Donald Trump a mal anticipé le blocage du détroit d’Ormuz, révèle cette enquête de CNN
SAUL LOEB / AFP
Une enquête de CNN révèle à quel point Trump (ici le 2 février à la Maison Blanche) a mal anticipé le blocage du détroit d’Ormuz
Il avait envoyé son armada aux abords de l’Iran depuis plusieurs semaines. Militairement, l’opération Epic Fury lancée par Donald Trump a vite porté ses fruits. Le guide suprême Ali Khamenei a été éliminé dès la première phase des frappes et le régime iranien a rapidement vacillé. Mais deux semaines plus tard, alors que le président américain souffle le chaud et le froid sur une issue rapide de cette guerre, une question apparaît : l’administration américaine a-t-elle sous-estimé son adversaire et donc les conséquences de son coup de force ?
Une enquête publiée ce vendredi 13 mars par CNN apporte des arguments aux détracteurs de Donald Trump. Elle pointe un défaut d’anticipation majeure de sa part sur la capacité de Téhéran à riposter, en particulier sur le point stratégique du détroit d’Ormuz.
Un facteur sur lequel le nouveau guide suprême a insisté jeudi lors de sa première déclaration. Les Gardiens de la Révolution ont promis, dans la foulée, de garder ce détroit fermé ou d’autoriser seulement les navires de pays qui ne soutiennent pas l’action menée contre eux.
Plusieurs sources citées par le média américain rapportent que des alertes émises par les ministères de l’Énergie et du Trésor sont passées au second plan voire n’ont pas été prises en compte dans l’analyse des forces en présence. L’hypothèse d’une fermeture du détroit par lequel passe 20 % du pétrole mondial et donc ses conséquences pour l’économie mondiale n’ont tout simplement pas été anticipées. Ou plutôt, il est mis en évidence que Donald Trump a préféré s’appuyer sur un petit cercle de conseillers (essentiellement militaires) pour prendre sa décision plutôt que d’équilibrer les analyses avec les responsables des agences énergétiques et financières. « Je suis stupéfait, tacle dans l’article un ancien responsable américain selon qui planifier pour prévenir précisément ce scénario est un principe fondamental de la politique de sécurité nationale depuis des décennies. »
L’US Navy pourra-t-elle escorter des navires ?
Alors que le prix du baril de pétrole semble se stabiliser aux alentours de 100 dollars, les États-Unis cherchent une issue à ce blocage qui engendre, selon l’Agence internationale de l’énergie, la plus importante perturbation de l’approvisionnement en pétrole jamais observée. L’armée a commencé à détruire des navires iraniens qui minent le détroit mais l’idée d’escorter des bateaux commerciaux comme Donald Trump l’a très évoquée est difficile à mettre en œuvre.
« Dès que cela sera militairement possible, l’US Navy ou peut-être une coalition internationale, escortera les navires », a répété jeudi sur SkyNews le secrétaire au Trésor Scott Bessent sans s’engager sur une échéance. En attendant, le président américain tente de faire bonne figure. Tout en affirmant que la nécessité de « stopper » l’Iran prime sur la question des prix du pétrole, il a autorisé temporairement la vente de pétrole russe stocké sur des navires. Cela permet aux pays qui le souhaitent d’acheter du pétrole russe sans craindre des sanctions américaines.

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