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13 mars 2026Dialogue de sourds dans « Complément d’enquête », Patrick Sébastien accuse l’émission de « traquenard »
PHOTOTHEQUE LECOEUVRE / Collection ChristopheL via AFP
Dans Complément d’enquête, Patrick Sébastien (ici en 2013) s’est vivement opposé au journaliste et a dénoncé un « traquenard ».
L’entretien promettait d’être musclé. Il l’a été. Invité dans le célèbre fauteuil rouge de Complément d’enquête jeudi 12 mars sur France 2, Patrick Sébastien s’est vivement emporté face au journaliste Tristan Waleckx après la diffusion d’un long reportage consacré à sa carrière et aux polémiques qui l’entourent.
Au début de l’émission, le présentateur révèle pourtant que l’ancien animateur avait posé une condition pour accepter de participer : ne pas évoquer l’affaire du Cap d’Agde. Une demande finalement impossible à tenir, le reportage revenant notamment sur cet épisode très commenté. Et dans le fauteuil rouge, Patrick Sébastien lui-même y consacrera finalement une grande partie de ses explications.
Dès le début de l’échange, l’ancien animateur vedette du Plus Grand Cabaret du Monde accuse l’émission de lui consacrer un « portrait à charge » et dénonce une « volonté de (lui) nuire ». Ironique, il félicite même le journaliste pour « cette enquête sur commande de Mme Ernotte », en référence à la présidente de France Télévisions. Tristan Waleckx lui répond que le sujet est un « reportage journalistique » réalisé « en toute indépendance », mêlant éléments favorables et critiques.
Mais l’entretien se tend rapidement. À plusieurs reprises, Patrick Sébastien hausse le ton et demande au journaliste de ne pas l’interrompre. « Tu m’écoutes, tu m’interromps pas ».
L’affaire du Cap d’Agde au cœur de l’émission
Alors que le journaliste tente d’évoquer les ambitions politiques de Patrick Sébastien, ce dernier revient longuement sur le reportage et notamment sur la polémique du Cap d’Agde. Une grande partie de l’échange porte alors sur l’épisode qui avait fait scandale l’été dernier lors d’un concert dans un camping naturiste. Des images largement diffusées sur les réseaux sociaux montrent une spectatrice agenouillée devant l’animateur faisant dos au public sur scène, une scène que certains ont interprétée comme une fellation.
Selon Complément d’enquête, une enquête pour exhibition sexuelle a été ouverte dans cette affaire, une information confirmée par le parquet de Béziers. Patrick Sébastien doit être entendu fin avril. L’intéressé conteste fermement toute accusation et affirme depuis le début que la scène était mimée.
Face à Tristan Waleckx, il évoque une « grosse arnaque médiatique » et assure que l’on cherche à lui nuire. « C’est à la dame qu’il faut s’en prendre, moi j’ai rien fait », insiste-t-il.
Il critique également certaines images diffusées dans les médias (mais pas dans le reportage), affirmant que des photos présentées comme celles de la spectatrice impliquée seraient en réalité celles de sa petite-fille (la fille de son fils décédé), qui est aussi une de ses danseuses. Pour lui, cela illustrerait une « désinformation » destinée à le discréditer. « Ça me dégoûte », dit-il visiblement ému.
Une colère qui monte face au journaliste
Au fil de l’entretien d’une quarantaine de minutes, la tension ne retombe pas. Patrick Sébastien reproche au journaliste de multiplier les attaques et refuse parfois de répondre à certaines questions.
Lorsque Tristan Waleckx évoque ses ambitions politiques, l’animateur se montre particulièrement agacé. « On s’en bat les couilles de ça, vous êtes un prétendu journaliste », lâche-t-il. Le journaliste l’interroge sur un sondage selon lequel 17 % des Français se diraient prêts à voter pour lui, un score comparable à celui de Jean-Luc Mélenchon dans certaines hypothèses. Mais Patrick Sébastien élude la question. « Je n’ai pas envie de te répondre », tranche-t-il.
Depuis plusieurs mois, l’ancien animateur évoque pourtant régulièrement la possibilité de s’engager en politique. Sur scène, lors de certains concerts, il fait même reprendre par le public le slogan « Patoche président ». Dans le reportage, on peut le voir en concert expliquer devant une foule en délire : « Je veux vous représenter, pas juste me présenter. »
Dans l’émission, il affirme toutefois ne pas être candidat.
« Je ne me présente à rien », assure-t-il, tout en expliquant néanmoins vouloir « représenter les gens qui sont en bas, qui sont exclus mais majoritaires », estimant que le clivage politique ne se situe plus entre droite et gauche. « Le clivage est entre votre société et les gens d’en bas », affirme-t-il. L’ancien animateur assure également ne soutenir aucun parti. « Je ne soutiens pas le RN, je n’ai jamais voté RN et je n’ai pas l’intention de voter pour eux, pas plus que LFI », dit-il, tout en estimant que le Rassemblement national a su capter la colère de Français « qui subissent », selon lui parce que la gauche « les a laissés tomber ».
Malgré les tensions de l’entretien, Patrick Sébastien termine en dénonçant ce qu’il considère comme un piège. « C’est un traquenard, mais je le savais », conclut-il. Et promet de donner ses explications ailleurs.
Source : www.huffingtonpost.fr

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