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13 mars 2026Un soldat français a été tué jeudi 12 mars en Irak, c’est le premier depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. La France est du coup de fait entraînée dans ce conflit. Emmanuel Macron ne le souhaite pas. Il n’est pas question d’engager des troupes pour attaquer l’Iran aux côtés des États-Unis et d’Israël. Mais la France est désormais clairement visée, et endeuillée avec le décès de cet adjudant-chef des chasseurs alpins, « mort pour la France », selon les mots d’Emmanuel Macron, dans la région d’Erbil, en Irak.
L’auteur de cette attaque par drones est un groupe armé pro-iranien, visant des soldats français membres de la coalition internationale présents sur place pour former les forces de sécurité kurdes au combat contre Daech. Dans un message sur Telegram, ce groupe prend pour prétexte l’arrivée dans la zone du porte-avions français Charles-de-Gaulle pour affirmer vouloir prendre pour cible « tous les intérêts français en Irak et dans la région ».
**Une tentative de médiation diplomatique
La France ne fait pourtant pas partie des belligérants. Emmanuel Macron le répète depuis deux semaines. Cette guerre, déclenchée par les États-Unis et Israël, n’est pas la nôtre. « Nous ne l’approuvons pas et nous n’y participons pas« , souligne le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le chef de l’État se démène sur le front diplomatique. Il a pris son téléphone pour parler à tous les acteurs du conflit, du Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou au président iranien Masoud Pezeshkian, en passant par Donald Trump. Il exhorte Israël à renoncer à une offensive terrestre dans le Sud-Liban, appelle à la « désescalade » et à la cessation des combats le plus rapidement possible. Mais tout cela, en vain. Dans le fracas des bombes, la voix de la France est, pour l’heure, inaudible.
Elle est tout de même très présente militairement dans la région. Plus encore depuis deux semaines, mais dans une posture « exclusivement défensive », répète Emmanuel Macron. Si le chef de l’État a décidé d’envoyer le porte-avions Charles-de-Gaulle, s’il est allé lui-même inspecter les troupes, s’il s’est aussi rendu à Chypre, également visée par Téhéran, c’est uniquement pour assurer la protection des intérêts français et de ceux de nos alliés européens. Rien d’autre. Seulement voilà, cette logique politique et diplomatique se heurte à celle de Téhéran et de ses proxys, le Hezbollah au Liban ou les groupes armés en Irak. Le régime des mollahs cherche à embraser toute la région en ciblant tous azimuts les États du Golfe et les intérêts occidentaux. Lorsqu’une guerre fait rage, la posture diplomatique choisie par Emmanuel Macron est toujours la plus difficile à tenir, et il faut souvent trancher clairement.

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