
Les autorités britanniques enquêtent sur un cas inexpliqué d’infection au mpox
13 mars 2026
BFM Bourse – Vendredi 13 mars
13 mars 2026“En France, il n’y a apparemment pas de mots assez forts pour parler du nucléaire”, commente Die Zeit. Jeudi 12 mars, en déplacement sur le site de la centrale nucléaire de Penly, en Seine-Maritime, Emmanuel Macron a qualifié de “chantier du siècle” la construction de deux réacteurs EPR2, qui commencera en 2029.
Pour l’hebdomadaire allemand, si l’exécutif français se concentre à nouveau sur ce sujet “à peine” deux jours après le sommet mondial sur l’énergie nucléaire, qui s’est tenu en début de semaine à Paris, cela n’a “rien d’un hasard”. “La France veut s’imposer comme la nation numéro un de l’énergie nucléaire”, observe le média libéral.
“Dépendante” de centrales vieillissantes
C’est avec “satisfaction” que les médias français ont cité la présidente de la Commission européenne, qui, lors de ce sommet, a qualifié la sortie du nucléaire d’“erreur stratégique”, constate Annika Joeres, correspondante en France pour la Zeit.
Ils “rappellent avec délice” qu’Ursula von der Leyen, ancienne ministre d’Angela Merkel, avait elle-même voté pour la sortie du nucléaire en Allemagne après la catastrophe de Fukushima. Seulement, à cette époque-là, la France aussi voulait “réduire la part du nucléaire dans son mix énergétique de 50 à 70 %”, ce que “se sont bien gardés de rappeler bon nombre de commentateurs français”, rappelle la journaliste.
Malgré les propos “fleuris” du chef de l’État, le nucléaire français est confronté à d’“importantes difficultés”, observe la Zeit. “La première d’entre elles étant qu’Emmanuel Macron n’a tenu aucun de ses engagements jusqu’à présent.” Les six nouveaux réacteurs nucléaires de type EPR2 – dont ceux de Penly – ont pris du retard, tout comme les “miniréacteurs”. EDF prévoit que ces derniers soient opérationnels en 2035 au plus tôt, “bien plus tard que prévu, donc”, poursuit le titre hambourgeois. Qui rappelle qu’Ursula von der Leyen a pourtant annoncé, lors du sommet de Paris, vouloir que “ces nouvelles technologies soient mobilisables en Europe d’ici au début des années 2030”.
Sans oublier que la France reste “dépendante” de centrales qui ont “depuis longtemps dépassé leur apogée”, enchaîne l’hebdomadaire allemand. Cette année, 37 des 57 réacteurs fêteront leurs 40 ans et quatre “approchent même la barre des 50 ans”.
Source : www.courrierinternational.com

9999999