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Face à la crise du logement et alors que de nombreuses maisons et appartements sont vacants, une députée veut réquisitionner ces propriétés. Au grand dam de propriétaires qui expliquent faire de la location courte durée s’estimant peu protégés par la loi face aux squats.
Un chiffre qui donne le tournis. Il y aurait 2.381.302 logements vacants en France. Près de 7% du parc privé de maisons ou appartements serait inoccupé. Pour lutter contre cette vacance, certains brandissent la menace de la réquisition.
Ce pouvoir dans la seule main des préfets, la députée écologiste Danielle Simonnet veut l’étendre aux communes et prévoit de déposer une proposition de loi dans quelques semaines alors qu’à Paris, 300.000 logements seraient inoccupées.
A Rennes, 1 logement sur 100 serait vacant. Dans la ville bretonne, la métropole a demandé à la préfecture un droit de réquisition pour louer ces logements dans le parc social pour « faire réfléchir les propriétaires ». En attendant, c’est le levier fiscal qui est utilisé avec une refonte de l’impôt sur le logement vacant prévu pour le début d’année 2027. Les communes pourraient décider de le mettre en place et en fixer le montant.
« Il y a le problème des passoires thermiques avec des logements impossible à louer tant qu’on n’a pas fait de travaux », tempère ce vendredi 13 mars sur le plateau d’Estelle Midi Jacques Legros, confiant être propriétaire d’une résidence secondaire à Paris « où je suis tous les jours ».
« Pénaliser et taxer »
« Il y a des dizaines d’immeubles de bureau vides à Paris depuis des années et en même temps, des gens ont des problèmes pour se loger », rappelle de son côté le journaliste Baptiste Des Monstiers sur RMC Story.
« Le prix de l’immobilier est trop cher alors des gens sont obligés de vivre loin de leur lieu de travail. Il m’arrivait de passer devant des immeubles de bureau vides et ça me fait mal au cœur. Les réquisitionner je ne sais pas mais il faut les pénaliser et taxer et ce ne seront pas les Français qu’on taperait au portefeuille mais les entreprises », insiste-t-il.
« Le propriétaire n’est pas protégé »
« J’ai une sensibilité écolo mais on a été un peu rapide sur le diagnostic énergétique et l’interdiction de location des logements en F ou G« , concède Baptiste Des Monstiers. « Cela bloque le marché. Il faut plus d’isolation des biens mais c’est allé un peu vite », croit-il savoir.
David, informaticien, a effectué des investissements locatifs dans une quinzaine de petits appartements et préfère la courte durée contre le risque de squats: « Je mets toutes mes économies dedans. Je fais beaucoup de courte durée parce que le propriétaire n’est pas protégé. Les deux que j’ai en longue durée, on ne me paie pas, on me doit 15.000€ et je ne peux pas faire partir les locataires », déplore-t-il estimant qu’il faut donner plus de pouvoir aux propriétaires pour remettre de nombreux appartements dans le marché de la location longue durée.
Source : rmc.bfmtv.com

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