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13 mars 2026Les États-Unis ont accordé une dérogation de 30 jours aux pays pour acheter, malgré les sanctions américaines, du pétrole et de produits pétroliers russes actuellement bloqués en mer, une mesure visant à stabiliser les marchés énergétiques mondiaux perturbés par la guerre en Iran.
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Les prix du pétrole ont légèrement baissé dans un premier temps sur les marchés asiatiques vendredi matin après l’annonce, mais ils restent à des niveaux élevés, le Brent dépassant la barre des 100 dollars le baril et le brut léger américain évoluant autour de 96 dollars.
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La dérogation, accordée jeudi par Washington, autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers russes qui ont été chargés sur des navires au plus tard le 12 mars. Elle sera valable jusqu’au 11 avril prochain à minuit, heure de Washington, selon un texte publié sur le site internet du département du Trésor.
100 millions de barils
Selon l’émissaire présidentiel russe Cyrille Dmitriev, la dérogation concernerait 100 millions de barils de pétrole, soit près d’une journée de production mondiale. Cette mesure est la dernière tentative en date de l’administration Trump pour contrôler les prix de l’énergie après que les attaques américaines et israéliennes contre l’Iran ont fortement perturbé le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, une voie clé pour l’approvisionnement mondial en hydrocarbures.
Elle constitue aussi le deuxième assouplissement significatif des sanctions américaines liées à la guerre en Ukraine en un peu plus d’une semaine, le Trésor américain ayant accordé le 5 mars une dérogation de 30 jours spécifiquement à l’Inde, permettant ainsi à New Delhi d’acheter du pétrole russe bloqué en mer.
Le secrétaire au Trésor parle d’une mesure à « court terme »
La décision de Washington met en évidence l’inquiétude de la Maison Blanche face à la hausse des prix du pétrole à l’approche des élections de mi-mandat de novembre, lors desquelles les républicains espèrent conserver le contrôle du Congrès. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a précisé que la mesure était « étroitement ciblée » et « à court terme » et qu’elle n’apporterait pas de coup de pouce financier significatif au gouvernement russe.
L’effet reste encore pour l’instant très limité car le baril de brent, la référence, reste au-dessus de la barre des 100 dollars. Mais la écision américaine suscite déjà des réactions de l’Union européenne qui a mis en place les sanctions sur le pétrole russe pour priver Moscou de revenus dans sa guerre avec l’Ukraine. L’Allemagne parle d’une « erreur » des États-Unis.
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Source : www.rfi.fr

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