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Le président de la Fédération française du prêt-à-porter féminin Yann Rivoallan a défendu les taxes douanières mises en place par la France et l’Europe sur les petits colis, malgré les stratégies de Shein et Temu pour les contourner.
« Ils préfèrent payer une fortune en camions. » Le président de la Fédération française du prêt-à-porter féminin Yann Rivoallan a fustigé, ce vendredi 13 mars sur RMC, l’attitude de Shein et Temu. Il les accuse de contourner la taxe de 2 euros mise en place sur les petits colis.
En effet, en quelques semaines, les avions cargos en provenance de Chine ont déserté certains aéroports français comme ceux de Roissy-Charles-de-Gaulle et de Vatry (Marne). Les déclarations douanières de petits colis ont chuté de 92% dès le 3 mars, par rapport à la moyenne enregistrée en 2025, comme le révèle RMC.
« Shein préfère payer une fortune en camions plutôt que de payer cette taxe de 2 euros. C’est en soi assez logique, ils savent tous les jours qu’ils nous envoient plus de 3 millions de produits dont la majorité sont hors normes, voire même dangereux. Ils ne veulent absolument pas qu’on les contrôle », analyse Yann Rivoallan au micro du Morning RMC.
« L’équivalent de 100 terrains de foot »
Une mesure européenne prévoit la mise en place de droit de douane forfaitaire de 3 euros par article à partir du 1er juillet 2026. Mais les entreprises chinoises ont déjà entamé des démarches pour la contourner elle aussi. « Ils sont en train de jouer à cache-cache avec nous. Ils ont construit un entrepôt géant en Pologne, qui fait 5 fois la taille d’un entrepôt Amazon », explique le président de la Fédération française du prêt-à-porter féminin.
L’entrepôt fait « 740.000 mètres carrés », précise Yann Rivoallan, soit « l’équivalent de 100 terrains de foot », qui a tenté de se rendre sur place. Le président de la Fédération du prêt-à-porter n’a pas pu rentrer dedans. « J’ai été vérifier s’il y avait de l’activité. Il n’y en a pas du tout pour l’instant. Il y a uniquement des cadres qui rentrent en voiture. Il y a à peu près une cinquantaine de personnes qui travaillent là-bas », décrit-il sur RMC.
« Ils sont en train de valider tous les accords logistiques pour pouvoir faire que les 5 milliards de colis qui rentrent en Europe tous les jours puissent être expédiés un peu partout dans tous les pays », insiste Yann Rivoallan.
Malgré ce contournement de la part de Shein et Temu, ce dernier voit du positif dans la situation. Ces taxes ont l’avantage de « ralentir » ces entreprises. « Avec tous les camions qui passent désormais de la Belgique jusqu’à la France, ils perdent du temps, ils perdent 2-3 jours à peu près en logistique et ils dépensent aussi énormément d’argent. »
Une proposition de loi votée en attente
Pour aller plus loin, Yann Rivoallan défend la proposition de loi anti fast fashion, portée par la députée Horizons Anne-Cécile Violland. « Quand elle sera votée, on va les arrêter parce qu’il y aura un malus qui sera mis en place sur tous les produits et en plus une interdiction de la publicité », plaide-t-il.
L’interdiction de la publicité est un axe essentiel, selon Yann Rivoallan. L’objectif est de faire disparaître les pop-ups qui apparaissent « dans tous les sens et nous incitent à acheter des produits dont on n’a pas besoin ».
La loi, votée à l’unanimité à l’Assemblée nationale en 2024, puis par le Sénat en 2025, doit passer en commission mixte paritaire avant d’être définitivement adoptée. Mais pour l’instant, la commission n’a pas encore été programmée.
Source : rmc.bfmtv.com

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