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Le président américain Donald Trump a menacé l’Iran de conséquences militaires « inédites » si le régime plaçait des mines dans le détroit d’Ormuz, couloir stratégique du commerce mondial de pétrole.
Le détroit d’Ormuz piégé par les gardiens de la Révolution? Selon des sources américaines citées par CNN mardi 10 mars, le régime aurait commencé à miner le passage stratégique par lequel transite un cinquième du pétrole brut mondial.
L’information, démentie par Téhéran, n’a à ce stade été confirmée par aucun pays. « ll n’y a pas de preuve formelle d’une présence de mines iraniennes dans le détroit d’Ormuz », indique à BFMTV une source militaire.
Selon cette même source, environ 3.000 navires sont bloqués dans le Golfe persique, alors que le nouveau guide suprême iranien a demandé jeudi de maintenir « fermé » le détroit d’Ormuz pour faire pression sur les États-Unis et Israël. Le régime a toutefois précisé « coopérer » avec certains pays pour faire passer des navires.
Trump menace de conséquences « inédites »
Interrogé par la presse mardi sur la présence de mines, Emmanuel Macron avait indiqué ne pas pouvoir « répondre à cette question ». « Je n’en ai pas la confirmation, ni par des services partenaires, ni par nos propres services », a-t-il déclaré.
Cette hypothèse avait en tout cas inquiété le président américain Donald Trump. « Si, pour une raison quelconque, des mines ont été placées et ne sont pas retirées sans délai, les conséquences militaires pour l’Iran seront d’une ampleur inédite », a-t-il menacé sur son réseau social, tout en précisant n’avoir reçu « aucune information à ce sujet ».
Le ministre américain de l’Energie Chris Wright a déclaré jeudi que l’armée n’était « pas prête » pour le moment à escorter des pétroliers dans le détroit d’Ormuz mais estimé « probable » que de telles escortes puissent être mises en place d’ici la fin du mois.
Côté français, Emmanuel Macron avait annoncé que la France préparait avec ses partenaires une mission « purement défensive » pour « rouvrir » le détroit d’Ormuz « après la sortie de la phase la plus chaude du conflit ».
Le blocage du détroit a contraint les pays du Golfe à réduire drastiquement leur production pétrolière, diminuant l’offre mondiale de 7,5%, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Le prix du baril de Brent, la référence mondiale du brut, est monté en flèche depuis le début de la guerre et se négocie désormais autour des 100 dollars.

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