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13 mars 2026« Le Moyen-Orient aujourd’hui produit à peu près 20% à 30% des besoins en engrais dans le monde » : des agriculteurs bloqués par la guerre
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C’est une autre inquiétude liée au conflit au Moyen-Orient : l’envolée du prix des engrais, et peut-être des pénuries. Un tiers de ces fertilisants transitent par le détroit d’Ormuz. Par ailleurs, le prix du gazole non routier enregistre une hausse importante.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Fabrice Berge, céréalier à EARL, cultive sur 20 hectares du blé et du tournesol depuis près de 20 ans. Il avait déjà du mal à supporter le coût des engrais avant l’annonce du conflit. « Sur toute la parcelle, j’en ai pour 2 300 euros. Donc ça commence à être un coût », chiffre-t-il. Le tarif de ses additifs a explosé depuis dix jours. Problème, il n’en avait pas encore acheté pour ses tournesols. « Ça m’inquiète énormément, parce qu’on est quand même des vaches à lait. On paye, on paye, tout le monde augmente. Il n’y a pas que les engrais, le reste suit… C’est un gouffre« , déplore l’agriculteur.
Il ne sait pas combien il va devoir payer. La hausse des tarifs est devenue imprévisible. Dans une coopérative agricole, Christophe Charlet suit justement le cours des engrais sur son ordinateur. « Pour le moment, on est à peu près à 150. On arrive presque à 200 euros de hausse au niveau du prix de l’urée à la tonne« , observe le directeur amont de la coopérative de la Tricherie.
Soit un tarif de plus de 600 euros la tonne aujourd’hui pour l’engrais urée, utilisé comme base de référence. Une hausse en lien direct avec la guerre au Moyen-Orient. « Le Moyen-Orient aujourd’hui, l’Iran notamment, produit à peu près 20% à 30% des besoins en engrais dans le monde. Et tout doit passer par le détroit d’Ormuz qui est aujourd’hui fermé, bloqué », explique-t-il.
Pour les céréaliers, le problème est d’autant plus grave que le cours des céréales ne suit pas la hausse de l’engrais et autres additifs. Alors, comment faire des économies ? Pour cela, Olivier Touzalin, céréalier à EARL de la Rivière, a une machine. « C’est une herse étrille. Cet outil peut nous aider à réduire les quantités d’herbicides à mettre dans les champs », explique-t-il. Un système D qui va lui permettre de pallier un temps. Mais le risque de pénurie d’engrais est chaque jour plus élevé avec la fermeture du détroit d’Orrmuz.
Source : www.franceinfo.fr

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