
Sarkozy attaque une dernière fois et fait allusion au jugement Le Pen
13 mars 2026
Des dirigeants iraniens et leurs soutiens défilent à Téhéran malgré les bombardements
13 mars 2026Liquidation de Brandt : aucune offre de reprise industrielle n’a été retenue, les actifs du groupe vont être revendus au distributeur Cafom
Brandt, ancien fleuron de l’électroménager français, qui comptait environ 700 salariés, a été placé en liquidation judiciaire en décembre.
Publié
Mis à jour
Temps de lecture : 2min
« C’est un coup dur porté au made in France », déplore le président de la région Centre-Val de Loire, François Bonneau. Le tribunal des activités économiques de Nanterre a retenu, vendredi 13 mars, l’offre du groupe Cafom, distributeur d’équipement de la maison dans les outre-mer, d’un montant de 18,6 millions d’euros, pour reprendre les marques, les brevets ainsi que les stocks et diverses pièces détachées du groupe Brandt, selon une décision consultée par l’AFP. Cet ancien fleuron de l’électroménager avait été liquidé en décembre.
Le tribunal a tranché entre les 36 offres déposées pour la reprise des actifs de l’ancien groupe centenaire regroupant les marques Brandt, Vedette, Sauter et De Dietrich. Quelques élus locaux s’accrochaient encore à l’espoir d’une relance industrielle qui aurait permis une remise en route des usines situées près d’Orléans et Vendôme (Loir-et-Cher) et la reprise d’anciens salariés, sur les quelque 700 que comptait le groupe. Mais la plupart de ces propositions visaient principalement les stocks et pièces détachées.
La région Centre-Val-de-Loire et la métropole d’Orléans entendaient maintenir l’espoir d’une relance industrielle. Leur offre, formulée conjointement avec l’entreprise néo-calédonienne Gladius, présente dans l’électroménager depuis 2024, visait à reprendre l’ensemble des actifs et des marques de Brandt, pour d’abord assurer une reprise du service après-vente. Puis, sous deux à trois ans, leur objectif était de parvenir à relancer l’activité du principal site industriel situé près d’Orléans, qui produisait fours et plaques de cuisson et employait quelque 350 personnes, sans toutefois s’engager sur un nombre de créations d’emplois.
« En écartant la seule reprise porteuse d’un avenir industriel, c’est la disparition de Brandt qui est actée, tout comme la fin du made in France », a réagi auprès de l’AFP le président de la région, François Bonneau. « Cette décision a des conséquences très lourdes au plan économique et social, et fait reculer le combat pour la réindustrialisation », ont déclaré la région Centre-Val-de-Loire et la métropole d’Orléans dans un communiqué, assurant qu’elles ne peuvent se « résoudre à cette disparition de notre patrimoine industriel ».
Source : www.franceinfo.fr

9999999/2026/03/13/080-hl-rgautier-2987936-69b44f559b29d374925241.jpg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
