
Édito. La France est désormais clairement visée dans cette guerre au Moyen-Orient
13 mars 2026
A Paris, les piscines sous surveillance après des témoignages de voyeurisme
13 mars 2026l’Iran promet une réponse « plus cinglante » qu’en janvier en cas de nouvelles manifestations dans les rues
Après la réponse sanglante du régime iranien aux manifestations populaires du mois de janvier, les Gardiens de la révolution mettent en garde contre une répression encore plus forte si de nouveaux troubles ont lieu.
Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, ont mis en garde vendredi 13 mars que toute nouvelle manifestation contre le pouvoir ferait face à une réponse « plus cinglante » qu’en janvier lorsque plusieurs milliers de personnes avaient été tuées.
« Aujourd’hui, l’ennemi, incapable d’atteindre ses objectifs militaires sur le terrain cherche de nouveau à instiller la terreur et provoquer des émeutes », ont indiqué les Gardiens dans un communiqué diffusé à la télévision.
Ils promettent ainsi « une réponse encore plus cinglante que celle du 8 janvier » en cas de nouveaux troubles dans les rues.
« Le doigt sur la gâchette »
Dans une interview diffusée jeudi par l’agence de presse Wana, le chef de la police iranienne, Ahmad-Reza Radan, avait déclaré que des manifestants seraient traités « comme des ennemis » du régime.
« Si quelqu’un agit à la demande de l’ennemi, nous ne le considérerons plus comme un manifestant ou quoi que ce soit de ce genre. Nous le prendrons comme un ennemi et nous le traiterons comme tel. Tous les membres de notre équipe ont le doigt sur la gâchette, prêts à défendre la révolution et à soutenir notre peuple et notre patrie », avait-il soutenu.
Il a également souligné qu' »étant donné que l’ennemi tente, après chaque attaque, de semer le trouble, en particulier dans la capitale, toutes les rues, ruelles, quartiers et places sont désormais sous le contrôle de la police, des unités spéciales et des bassidjis, prêts à se sacrifier ».
Jusqu’à 30.000 victimes en janvier
Les ONG de défense de droits humains basées à l’étranger ont estimé qu’au moins 7.000 personnes, des manifestants pour la plupart, ont été tuées lors de la répression du mouvement de contestation ayant défié le pouvoir iranien début janvier. Deux hauts responsables du ministère iranien de la Santé, cités par le Time fin janvier, estimaient que jusqu’à 30.000 Iraniens pourraient avoir été abattus par le pouvoir.
Les autorités, de leur côté, avaient recensé 3.000 morts, en majorité des forces de sécurité et des passants tués par des « terroristes » au service d’Israël et des États-Unis.
Un bilan pratiquement impossible à établir en raison d’un black-out informationnel total. Le régime des mollahs avait coupé Internet le 12 janvier pour dissimuler l’ampleur du mouvement et de la violence.
Courant février, des slogans appelant à la fin du régime et la mort de l’ayatollah Ali Khamenei avaient été scandé par une foule à Abadan, dans l’ouest du pays. Une dizaine de jours plus tard, l’opération « Epic Fury » avait mené à l’élimination du guide suprême, remplacé ensuite par son fils, Mojtaba Khamenei.
Source : www.bfmtv.com

9999999
