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13 mars 2026Mort de Quentin Deranque : « On veut le fascisme », « on se passerait bien des médecins arabes »… les publications en ligne du militant identitaire révélées
Des milliers de posts découverts sur les réseaux sociaux révèlent que Quentin Deranque était un militant fasciste revendiqué, auteur de propos racistes et antisémites publiés sous pseudonyme pendant plus de deux ans.
Un mois après la mort de Quentin Deranque, survenue le 12 février dernier à Lyon, les prises de position du militant identitaire refont surface. Des milliers de messages publiés en ligne sous pseudonyme au cours des deux dernières années ont été retrouvés par nos confrères de Mediapart. Le jeune homme y diffusait de nombreux propos racistes, antisémites, homophobes ou encore xénophobes, glorifiait le nazisme et plaidait pour le fascisme.
En 2023, Quentin Deranque avait ouvert deux comptes anonymes sur X (anciennement Twitter), sous les pseudonymes @PatricienD et @Gavariou. Sur le premier, il a publié près de 7 000 messages en l’espace d’un an, entre 2023 et janvier 2024, selon le décompte réalisé par Mediapart. Un troisième compte, @ultragavariou, est apparu en avril 2024 : environ 3 000 publications y ont été recensées jusqu’en février 2025.
Dans ces messages, Quentin Deranque revendiquait explicitement son positionnement idéologique. « On veut le fascisme », a-t-il écrit en janvier, se présentant lui-même comme « un fasciste ».
« Je soutiens Adolf »
En outre, Quentin Deranque multipliait les messages racistes, homophobes, antisémites, xénophobes… « On se passerait bien des médecins arabes », a-t-il notamment écrit. Dans une autre publication, il comparait l’immigration africaine à l’occupation allemande.
En juillet 2024, répondant à un internaute qui exprimait son « soutien aux pd, trans et adelphes », il a rétorqué : « Moi, je soutiens Adolf mais chacun son truc ». Au fil de ses publications, le militant multipliait ainsi les références nostalgiques au nazisme. « Dans neuf ans, nous serons définitivement de retour ».
Pour mémoire, Quentin Deranque a été roué de coups par plusieurs personnes cagoulées, après un affrontement entre deux groupes de militants d’ultradroite et d’ultragauche. Il a succombé à ses blessures le samedi 14 février. Trois jours plus tard, le mardi 17 février, l’Assemblée nationale observait une minute de silence en son hommage. Dans l’enquête sur la mort du militant identitaire, neuf individus ont été mis en examen et placés en détention provisoire.
Source : www.lindependant.fr

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