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13 mars 2026Municipales 2026 en Occitanie : 113 500 candidats, six communes sans liste… Les chiffres phares d’un scrutin toujours très attendu
On parle beaucoup du record national de 13 listes à Montpellier. Mais c’est loin d’être le seul chiffre à retenir, en Occitanie, avant le premier tour de ce scrutin des municipales 2026, qui a lieu ce dimanche 15 mars.
Plus de 4 millions d’électeurs sont appelés aux urnes dimanche en Occitanie pour le premier tour des municipales. Ils étaient précisément 4 198 069 en 2020, chiffre qui monte à 4 324 560 cette année, selon le répertoire électoral unique (REU) mis à jour après la clôture des inscriptions le 6 février. Soit une hausse de 2,1 %. C’est évidemment en Haute-Garonne (985 410) et dans l’Hérault (846 120) que l’on compte le plus d’électeurs, loin devant l’Ariège (115 600) et la Lozère (60 730). Avant le décompte des bulletins, dimanche soir, voici les autres chiffres de ce scrutin.
4 440
C’est le nombre de communes en Occitanie où les bureaux de vote ouvriront à 8 h dimanche. Il en manque six, dans ce décompte, celles où aucune liste ne s’est portée candidate. C’est le cas à Albaret-le-Comtal (131habitants) en Lozère ; Trèves (116) dans le Gard ; Asprières (753) en Aveyron ; Villenave-près-Marsac (110), Artalens-Souin (140) et Ayzac-Ost (473) en Hautes-Pyrénées. Dans ces communes, le préfet nommera une délégation spéciale chargée de gérer les affaires courantes, jusqu’à l’organisation d’une municipale partielle, lorsque des candidats auront été trouvés.
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3 460
Comme le nombre de communes de moins de 1 000 habitants en région où les règles ont changé cette année. Fini le panachage, c’est-à-dire la possibilité de barrer un ou plusieurs noms sur une liste ; cela serait alors décompté comme un bulletin nul. Pour la première fois aussi, il a fallu composer des listes paritaires, avec autant d’hommes que de femmes.
68 %
C’est l’un des effets de l’obligation de parité partout : jamais un scrutin municipal n’avait compté autant de listes uniques par commune. Si le taux national est de 68 %, c’est encore plus vrai dans les départements les plus ruraux. Ainsi, dans le Gers, on constate un record de 408 villages sur 458 où une seule liste est en lice, soit près de 90 % du département. Le phénomène est aussi très marqué en Aveyron (280 communes ; 75,3 %) et en Lozère (109 ; 72,1 %), forcément moins dans le Gard (184 ; 52,7 %) et dans l’Hérault (166 ; 48,8 %), mais cela touche aussi dans ces deux départements des villes plus importantes. Même avec une seule liste, l’élection doit tout de même être organisée, mais sans participation minimum nécessaire. Un seul bulletin suffit pour gagner, il n’y aura donc pas de suspense. Le seul enjeu dans ces villages sera alors le vote blanc, qui servira de baromètre du mécontentement local.
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97 %
C’est le taux – record encore – de communes de Lozère et d’Aveyron où l’on est sûr de connaître l’identité du maire dès le soir du premier tour. En effet, outre le nombre important de listes uniques, c’est majoritairement des duels que sont appelés à arbitrer les électeurs. En Lozère, il n’y a même que quatre villes (Meyrueis, Grandrieu, Saint-Chély-d’Apcher et Mende) où il y a trois ou quatre listes. Ce phénomène touche tout le pays, puisque dans 93 % des cas, l’élection sera jouée dès dimanche. Comme dans 91 % des villes gardoises et 86 % des communes héraultaises.
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55,3 %
Ce nombre important de listes uniques ou de duels pourrait mécaniquement engendrer une participation plus faible. On ne devrait pas atteindre l’abstention record de 55,3 % en 2020, liée au contexte sanitaire et l’irruption du Covid-19 dans la campagne, mais l’érosion constante constatée depuis les années 80 devrait se poursuivre. Sur le plan national, alors que jusqu’en 1983, l’abstention plafonnait autour de 20 %, elle est progressivement montée à 27 % en 1989 ; 30 % en 1995 ; 34,8 % en 2008 ; 37,9 % en 2014.
113 500
Les chiffres précédents ne doivent toutefois pas faire croire que ces municipales marquent un essoufflement démocratique. Ce sont tout de même 887 968 candidats, répartis sur 49 908 listes, qui seront en lice partout en France ce dimanche. En Occitanie, cela représente environ 113 500 candidats pour 6 317 listes. Et, dans le détail, 191 listes en Lozère (et environ1 800 candidats) ; 280 en Aveyron (soit 8 400 candidats) ; 561 dans le Gard (10 500 candidats) ; 528 dans l’Hérault (pour quelque 14 000 candidats).
13
Cela a été beaucoup écrit, mais comme en 2020, grâce aux candidatures de personnalités de la société civile (Altrad, Gaillard, Perrein) et les divisions de certains partis, c’est Montpellier qui s’offre le record national (à égalité avec Strasbourg) du nombre de listes présentes au départ. Treize, c’est une de moins qu’en 2020, mais cela rend la configuration du second tour très incertaine. Au niveau national, seules dix villes verront s’affronter dix listes ou plus.
Cela dit, proportionnellement, c’est plutôt Minerve, 3 listes pour 96 habitants, et Saint-Jean-de-Cuculles et ses 4 listes pour 530 habitants, qui affichent une vigueur démocratique.
20 %
2026, année de la parité municipale ? En théorie oui, puisque toutes les communes ont désormais l’obligation de constituer des listes comptant le même nombre d’hommes et de femmes. Mais l’Observatoire régional de la parité d’Occitanie, après analyse des 6 317 équipes candidates, a relevé « un déficit criant de femmes parmi les têtes de liste : 20 % seulement ». Autant dire qu’il pourrait y avoir, à compter du mois d’avril, moins de femmes maires en Occitanie que lors du mandat précédent : elles étaient 21 % des édiles de la région.
66 %
C’est peu ou prou dans chaque département, la proportion de maires sortants qui ont décidé de se représenter. En région, comme au niveau national, ce pourcentage est plus important dans les plus grandes communes. En 2020, le phénomène de la prime au sortant avait permis à 83,6 % des maires qui briguaient un nouveau mandat de l’emporter, presque le record des cinq dernières décennies. Stop ou encore, ce sera aussi l’un des enjeux de ce scrutin municipal.
Source : www.midilibre.fr

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