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La guerre au Moyen-Orient a franchi dans la nuit une nouvelle étape, avec l’annonce par Emmanuel Macron de la mort d’un premier militaire français. « L’adjudant-chef Arnaud Frion du 7ᵉ bataillon de chasseurs alpins de Varces est mort pour la France lors d’une attaque dans la région d’Erbil en Irak », a écrit le président de la République sur le réseau social X. Lui et ses frères d’armes y agissaient « dans le strict cadre de la lutte contre le terrorisme », a-t-il observé.
Sans revendiquer directement d’attaque, un groupe armé irakien et pro-iranien, Ashab al-Kahf, a annoncé vendredi qu’il s’en prendrait désormais à « tous les intérêts français » dans la région. Une décision prise, explique-t-il, en réaction au déploiement du porte-avions Charles de Gaulle. Le groupe a demandé aux forces de sécurité à rester à au moins 500 mètres d’une base à Kirkouk où se trouvent, selon le groupe, des militaires français.
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Le gouverneur de la région d’Erbil évoque une frappe impliquant deux drones et visant la base de Malakara, située à une quarantaine de kilomètres de cette grande ville du Kurdistan irakien. Une attaque qui a par ailleurs fait au moins cinq blessés parmi les forces françaises présentes dans la région.
Une mission de lutte contre le terrorisme
Le contingent français en Irak est installé là depuis 2014 dans le cadre de l’opération Inherent Resolve (OIR), l’opération militaire américaine menée dans le cadre de la coalition internationale en Irak et en Syrie chargée de lutter contre l’État islamique. Aujourd’hui, la mission de ces soldats a évolué et elle est plurielle. Il y a d’abord l’appui aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre Daesh qui se poursuit, parce que des cellules de l’État islamique sont toujours actives dans le désert irakien. C’est d’ailleurs au cours d’un accrochage sérieux avec les djihadistes de Daesh que le sergent-chef français Nicolas Mazier, avait été tué en 2023. Ces missions d’appui sont d’ordinaire dévolues aux soldats des forces spéciales françaises.
Il y a ensuite des missions de formation au profit des forces armées irakiennes : maniement des armes lourdes, déminage, formation aux combats en zone urbaine. Pour ces missions-là, entre 150 et 200 militaires français sont déployés. Au moins cinq bataillons de l’armée irakienne, à peu près 2 000 hommes environ, ont été ainsi formés par la France depuis 2023. Autre mission de formation, à peu près du même ordre, au profit des peshmergas kurdes irakiens. C’est, semble-t-il, ce à quoi a été affecté l’adjudant-chef Frion. Il était cantonné ces jours-ci dans une base des peshmergaskurdes près du petit village de Malakara, à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest d’Erbil, principale agglomération du Kurdistan irakien.
Source : www.radiofrance.fr

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