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13 mars 2026Présidentielle au Congo-Brazzaville: la campagne autour de la sécurité divise dans la capitale
Dernier jour officiel de campagne ce 13 mars au Congo-Brazzaville avant la présidentielle du 15 mars. Le chef de l’État brigue un 5e mandat consécutif après déjà 41 années cumulées au pouvoir, tandis qu’une partie des acteurs politiques et de la société civile dénonce un scrutin sans réelle compétition ni transparence. Parmi les arguments mobilisés par les défenseurs de Denis Sassou-Nguesso : stabilité et sécurité, au niveau national, comme dans les centres urbains. Arguments diversement appréciés par des Brazzavillois rencontrés par RFI.
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Avec notre envoyée spéciale à Brazzaville, Amélie Tulet
Fiston, 31 ans, est mécanicien au quartier Mpila, dans la capitale du Congo-Brazzaville. Il arbore une profonde entaille sur le menton, stigmate de son agression un soir de janvier : « Ils avaient voulu récupérer mon téléphone. Je n’ai pas voulu. Après, ils ont sorti les machettes. C’est vraiment traumatisant. »
Pour lui, l’argument sécuritaire fait mouche. Il applaudit l’opération « zéro kuluna » lancée en septembre dernier contre les gangs et confiée par le chef de l’État à la Direction générale de la sécurité présidentielle. « Peu importe la méthode, le résultat est bon. C’est le seul président qui est capable de maîtriser la paix au Congo », lance Fiston.
Guillaume-Marvin, sans emploi stable, réside à Kintele. Il dit qu’il ira voter dimanche. « Ça ne peut pas être le seul argument, parce qu’il y a plusieurs besoins. La sécurité c’est bon, mais pas suffisant », lâche-t-il.
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« La sécurité est importante, mais on ne s’arrête pas à ça »
Même point de vue pour Eddy, résidant à Talangaï, même s’il dit voter toujours pour le président : « Ça ne doit pas être seulement la sécurité. La sécurité est importante, mais on ne s’arrête pas à ça. On doit voir le développement, l’emploi, la santé, l’éducation : c’est ce dont nous avons le plus besoin. »
Sur le campus de l’université Marien Ngouabi, un étudiant en philosophie en a assez qu’on lui parle de stabilité. « Maintenir la stabilité dans un pays qui est déjà stable, moi je pense qu’il faudra bien qu’on me parle d’autre chose, de la diversification de l’emploi par exemple. C’est un pays riche qu’on gère très mal. Même l’université Marien Ngouabi était en grève parce que les fonds ont été détournés. En quelque sorte, le pays du point de vue économique ne marche pas », affirme-t-il. Cet étudiant dit considérer que cette élection n’y changera rien mais qu’il ira quand même voter dimanche, pour s’exprimer.
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Source : www.rfi.fr

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